Antoine Sfeir, disparition d’un esprit éclairé.

Antoine Sfeir, disparition d’un esprit éclairé.

Publié le mardi 2 octobre 2018

 

Antoine Sfeir s’est éteint à l’âge de 70 ans dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Journaliste, politologue et fondateur des Cahiers de l’Orient, le franco-libanais était l’un des plus éminents spécialistes du monde arabe et musulman.

« Un géant qui nous hissait sur ses épaules pour mieux comprendre le monde», a immédiatement réagi Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Député européen, à l’annonce de la disparition d’Antoine Sfeir.

Né en 1948 à Beyrouth, Antoine Sfeir a été coresponsable du service étranger au quotidien francophone libanais L’Orient-Le Jour, jusqu’à son enlèvement en 1976, en pleine guerre civile au Liban. Il sera par la suite journaliste à La Croix et à Pèlerin Magazine avant de créer au milieu des années 1980 la revue Les Cahiers de l’Orient.

Humaniste, pédagogue, véritable trait d’union entre l’orient et l’occident, il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le monde arabe et l’islam. Au fil des ans, il a également multiplié  les collaborations et interventions dans les médias. Véritable conteur, il aimait vulgariser toute la complexité du monde arabe, raconter l’Orient et l’Occident sans céder aux fanatiques ou aux sectaires d’un bord ou de l’autre.

« Dans l’immense complexité du monde méditerranéen, Antoine Sfeir était un esprit exceptionnel qui nous permettait de mieux comprendre le sens des événements. Il avait cette vision et cette hauteur de vue qui, lorsque tout semblait flou, clarifiait, donnait sa part de lumière à l’obscur » a commenté Renaud Muselier.