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Journée Mondiale de l’alimentation 2020, une saveur particulière !

Initiée il y a 75 ans par la Food and Agriculture Organization (FAO), la journée mondiale de l’alimentation est l’une des manifestations des Nations Unies les plus suivies sur la planète. Parce que l'accès à l'alimentation pour tous et de qualité est un enjeu majeur, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur s'engage.

Déployée dans 150 pays, les actions collectives de cette journée concernent tout le monde. L’objectif est de sensibiliser la population pour agir auprès des victimes de la faim mais également pour le développement et l’accès à une alimentation saine pour le plus grand nombre.

2020 est une édition particulière en raison du contexte sanitaire exceptionnel. Les pays du monde entier doivent faire face aux impacts généralisés de la pandémie mondiale du Covid-19. Un moment à saisir collectivement pour construire un avenir différent ? 

La situation

Actuellement plus de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas un accès régulier à une alimentation ni en quantité suffisante, ni en qualité. Or, la population mondiale va atteindre 10 milliards ’ici 2050. La malnutrition sous toutes ses formes - sous-alimentation, carences ainsi que surpoids et obésité – a des conséquences sur l'économie mondiale estimées à 3500 milliards de dollars par an.

690 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, 10 millions de plus que l’an dernier. Les évolutions de la crise liées au Covid-19 pourraient faire croitre le nombre de personnes souffrant de la faim. De l’ordre de 83 à 132 millions d'individus sur terre. L’Europe ne serait pas épargnée.

La FAO milite pour cultiver, nourrir et préserver

En clair, seulement neuf espèces de plantes, principalement des céréales assurent plus de 65% de l’alimentation mondiale. Alors qu’il existe des milliers de plantes qui pourraient se substituer à la mono-production et ainsi garantir une alimentation pour tous, viables dans les environnements spécifiques à chaque pays.

La FAO mobilise à échelle mondiale, mais localement, tout le monde peut agir. Au niveau régional, la mutation est entamée. 

Les actions en Région Sud

Un tiers des agriculteurs de la région commercialisent déjà tout ou une partie de leur production en circuits courts. Déjà bien identifiés par les consommateurs, les paniers paysans, les points de vente directe ou les marchés de produits locaux connaissent un franc succès auprès des consommateurs. Ce mode d’approvisionnement est de plus en plus sollicité par les habitants de la région et bien au-delà.

Mais le développement des circuits courts passe par une structuration locale. La Région s’est associée à la Chambre Régionale d’Agriculture, l’ADEME et les acteurs de la filière afin de mettre en place des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT).

Relocalisation de l’économie des circuits-courts

La crise du Covid-19 l'a démontré :  sur les territoires où un Projet Alimentaire Territorial, porté par une collectivité, était en place, les initiatives de mises en relation entre producteurs et consommateurs étaient facilitées (les contacts entre réseaux existant déjà).

Ces PAT permettent une relocalisation de l’économie agricole et apportent une assurance de qualité. De plus, ils entérinent les nouvelles pratiques en circuits courts et ses besoins d’organisation.

Développé par la Région pendant la crise sanitaire, la plateforme https://www.maregionsud.fr/alimentation-locale a permis de recenser et de mettre en relation des producteurs agricoles, des points relais et des initiatives solidaires. Cette plateforme sera bientôt enrichie pour devenir un outil d’aide à l’organisation collective.

Alimentation Bio et productions locales dans les cantines des lycées régionaux

En plus de la responsabilité des lycées, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur est également compétente en matière de restauration scolaire avec 181 lycées publics, dont 12 agricoles. Dans ces lycées, leur production est, partiellement, cuisinée sur place.

La Région met ainsi en place des processus pour qu’au plus tard en 2022, 50% de produits locaux et 20% de produits AB soient intégrés dans les repas des lycéens. De plus, une loi impose dès 2022 le même objectif.

La lutte contre le gaspillage alimentaire

En France 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, soit 18% de la production. Agir localement est la solution !

A l’échelle régionale, les lycées, gros producteurs de déchets, prévoient une réduction de leur déchets alimentaires de 50% en luttant activement contre le gaspillage. Des entreprises agro-alimentaires régionales se sont saisies de l’appel et font la promotion du don aux associations d’aide alimentaire agréés. La structuration de ce réseau est en cours via un réseau régional d’évitement du gaspillage alimentaire (REGALIM), où 165 acteurs se sont déjà mobilisés pour proposer des projets de lutte contre le gaspillage alimentaire en région.

Ensemble, il est possible d'agir et de trouver des solutions collectives.

 

Vous souhaitez vous mobiliser ?
Chacun peut être créatif et partager ses idées, ses astuces, ses actions et donc jouer un rôle dans la mise en commun des ressources inventives.
Faites de la #JournéeMondialeDel'Alimentation votre journée – partagez votre action individuelle sur les réseaux  ou rejoignez l'appel en créant un événement ou une activité en ligne.

Le Réseau des magasins de producteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 15 magasins pour 300 fermes qui se retrouvent autour de valeurs communes : gestion et approvisionnement par un collectif d’agriculteurs , une présence active de chaque producteur pour animer le magasin, des produits vendus issus uniquement des territoires régionaux. Renseignez-vous sur https://www.facebook.com/magasinsdeproducteurspaca/