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La Région Sud se mobilise contre les violences envers les enfants

Dans le contexte du confinement et de la prévention des violences envers les enfants, UNICEF France et le collectif NousToutes ont lancé une campagne d’information et de sensibilisation, "Entendons leurs cris". Alors que les vacances d’été approchent, il est indispensable de maintenir l’attention sur les violences faites aux enfants en incitant à appeler le 119. La Région Sud, qui fait de la jeunesse sa priorité, soutient cette campagne.

Maintenir une vigilance citoyenne et rappeler à chaque enfant qu’il a le droit d’être protégé

La France a connu pendant la période de confinement une prise de conscience importante concernant les violences faites aux enfants au sein des familles. La première campagne, débutée en avril, à permis de mettre l'accent sur les situations particulières liées au confinement et à l'absence d'école chez les enfants. En effet, l’éducation nationale est, en temps normal, l’une des principales sources d’alertes sur des violences faites aux enfants. Or, de nombreux enfants n’ont pas ou brièvement repris l’école depuis le confinement. Un risque important existe que certains enfants ayant vécu ou vivant des violences n’aient pas pu en parler. 

Les violences ne prennent pas de vacances

L’école est de nouveau fermée pendant la période estivale. Alors que certains enfants seront encore confrontés pendant les deux mois qui viennent à la violence au sein de leur foyer, d’autres enfants pourraient être exposés aux violences de membres de la famille élargie, ou encore à celle d’adultes en dehors du cercle familial. 

Qu’ils soient victimes, témoins ou confidents, ces enfants doivent savoir qu’ils peuvent trouver de l’aide auprès d’un adulte bienveillant, ou au 119, où leur appel sera traité prioritairement. Il est important de les aider à comprendre ce qu’est la violence pour qu’il puissent en parler, sans toutefois leur faire porter la responsabilité ou la culpabilité. 

La sensibilisation porte ses fruits, elle doit se poursuivre

Les campagnes de communication lancées pendant la période de confinement ont donné lieu à une hausse des appels au 119. Ainsi, le nombre d’appels au numéro de l’enfance en danger a augmenté de 56,2% par rapport à la même période en 2019 (18 mars au 10 mai) et le nombre d’informations préoccupantes a connu une hausse de 30,4%. Les appels émanant de mineurs ont augmenté et représenté 21,8% du total des appelants , contre 16,9% en 2019. 

Ces chiffres peuvent-être interprétés sous des angles différents. Ils sont à la fois positifs puisqu’ils confirment une vigilance accrue de la part des adultes, et une familiarisation des enfants avec le numéro. Cependant, ils sont aussi dramatiques en révélant l’ampleur des violences faites aux enfants sur notre territoire. On estime qu’un enfant meurt tous les 5 jours sous les coups de ses parents, et que 52 000 enfants sont victimes de violences, mauvais traitements ou délaissements chaque année. On sait toutefois que ce chiffre est bien en deçà des réalités. Ainsi on estime que plus de 140 000 enfants sont chaque année victimes de viols ou tentatives de viol. 

Mobiliser tous les acteurs pour renforcer la lutte contre les violences faites aux enfants

En plus des nombreux influenceurs qui ont mis leur notoriété au service de la sensibilisation sur cette cause fondamentale pendant le confinement,  la Région Sud a également mobilisé plusieurs canaux de communication pour sensibiliser, notamment les jeunes, sur les violences et renforcer la connaissance du 119. Pour maintenir l’attention sur l’importance de préserver les enfants et les adolescents de la violence, la Région Sud s'engage, entre autres, à relayer chaque vendredi, à 18 heures, les messages de sensibilisations d'UNICEF France sur les réseaux sociaux.