Florent Gardin

Développement durable, Transports |

Le vélo, atout tourisme du Sud

En retard pour la pratique au quotidien – 1,3 % contre 3 % au niveau national -, le Sud connaît pourtant un engouement en faveur du vélo, moyen de transport privilégié par un grand nombre de touristes en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Variété des paysages et des itinéraires, climat permettant de rouler toute l’année et professionnels du tourisme spécialisés dans l’accueil des deux-roues qui ne polluent pas… le vélotourisme gagne des adeptes et des kilomètres au fil des ans. Les retombées économiques dans la région s’élèvent en effet à 27 millions d’euros avec un potentiel estimé à l’horizon 2025 de 84 millions d’euros par an.

Le Vaucluse plébiscité

Pour atteindre les premiers sommets du vélotourisme, une offre structurée et qualifiée est déployée dans la région : un réseau d’itinéraires, de séjours, d’hébergements, de restauration, de sites de visite, de prestations et services de haut niveau de qualité telle la marque nationale "Accueil Vélo"…  Fréquenté par environ 200 000 vélotouristes par an, le Vaucluse rentre dans les premières destinations vélo en France. Plus de 30 % des clientèles en séjour dans les hébergements marqués « Accueil Vélo » sont des vélotouristes (contre 3,7 % au niveau national). Et cette part est en progression constante.

1 500 kms de véloroutes

Le réseau de véloroutes et  voies vertes parcourt la région sur 1500 kms dont un quart est aménagé. Cet itinéraire est linéaire, continu (y compris dans les traversées urbaines), jalonné, sécurisé. Les véloroutes empruntent des voies vertes ou à faible trafic, des bandes et pistes cyclables sans dénivelé excessif (pas supérieur ou égal à 3 %) et peuvent être utilisées par tous les cyclistes, y compris les moins expérimentés.

6 grands tracés en Provence-Alpes-Côte d’Azur :

• 2 grandes voies nord/sud : un axe reliant le lac Léman à la mer Méditerranée : la ViaRhôna (EuroVelo 17). Un axe traversant les départements alpins avec 3 variantes de tracés : la Transalp.

Infos : https://www.viarhona.com/

• 2 grandes voies est/ouest : une voie littorale, la Littorale qui longe le bord de mer (V65). Un itinéraire transfrontalier, la Méditerranée à Vélo

Infos : https://fr.eurovelo.com/ev8 et  www.lamediterraneeavelo.com 

• 1 voie vauclusienne : la Via Venaissia connectée au nord à la ViaRhôna traversant le Comtat Venaissin et se raccordant au sud à l’EuroVelo 8.

Infos : https://www.af3v.org/les-voies-vertes/voies/418-veloroute-via-venaissia/ 

TOP 5 des itinéraires à vélo dans le Sud

Escapade sur le littoral, découverte du Géoparc de Haute-Provence, parcours le long des vignobles des Côtes du Rhône, traversée des gorges de La Méouge dans les Alpes et arrivée sur le delta du Rhône à travers les Alpilles et la Camargue constituent le TOP 5 des itinéraires à vélo à emprunter sans modération. Quels que soient votre forme et votre niveau de la pratique du vélo, l’un ou plusieurs de ces itinéraires vous ouvrent leurs voies. Le détail de ces parcours et des sites à y admirer devraient convaincre les plus réticents à enfourcher une bicyclette.

https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/velo/top-5-des-itineraires-touristiques-a-faire-a-velo/

Pédaler sans se fatiguer

De plus en plus d’usagers privilégient l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) pour leurs usages professionnels et de loisirs. La ViaRhôna encourage le développement et la pratique du VAE. C’est un moyen de se différencier des autres itinéraires cyclables français et européens et d’associer son image à cette mobilité innovante. Ainsi des initiatives locales expérimentales autour du VAE sont menées aux abords de la ViaRhôna.

Pour bénéficier d’une aide de l’Etat à l’achat d’un vélo à assistance électrique : https://www.economie.gouv.fr/particuliers/prime-velo-electrique

Le vélotourisme à l’horizon 2023

  • Faire du Sud la première destination en France pour le cyclotourisme avec 3 millions de cyclotouristes (1,3 million aujourd’hui)
  • 10 000 km d’itinéraires cyclo-touristiques (contre 7 000 km aujourd’hui)
  • 1 000 professionnels du tourisme labellisés « Accueil vélo » (contre 800 aujourd’hui)
  • 1 borne de recharge électrique tous les 50 km (200 bornes à mutualiser avec les espaces de stationnement)
  • Création d’une signalétique régionale type « GR/PR »