Crédit photo : Philippe Gromelle

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Les Chorégies d’Orange font un retour en force

Depuis sa première édition en 1869, les Chorégies d’Orange ont accueilli les plus grands noms de l’art lyrique international. Après deux années marquées par la pandémie, cette 152e édition signe le retour d’une programmation grand format où opéras, ballets, concerts et ciné-concerts battront leur plein.

Plus vieux festival de France, les Chorégies sont une véritable page d’histoire. Entre les murs du Théâtre Antique, les plus grands noms de l’art lyrique ont pu donner de la voix, bénéficiant d’une acoustique exceptionnelle. Aujourd’hui encore, et jusqu’au 6 août, cet événement rassemblera amateurs, curieux et professionnels. Mais son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille.

Un festival qui résiste à toutes les épreuves

En 2018, la Région Sud se portait au chevet des Chorégies d’Orange, menacées de faillite, en décidant la création d’une société publique locale (SPL). Cette décision de considérer comme capitale la préservation d’un festival historique était alors un symbole fort : celui d’une volonté, toujours en acte, de se mettre au service de la culture et des acteurs culturels dans toute leur diversité. Grâce à elle, la 150e édition a pu être célébrée et les Chorégies ont pu faire face, deux ans plus tard, à la pandémie de Covid qui a mis à mal bien des festivals. Si l’année dernière, les Chorégies se sont tenues dans une version allégée, restrictions sanitaires obligent, elles reviennent cette année dans toute leur splendeur avec une programmation qui marque le retour à la fête.

Une programmation exceptionnelle

Myung-Whun Chung ouvre le bal le 7 juillet. Ce fidèle du rendez-vous dirigera l’orchestre philarmonique de Radio France (dont il fut le directeur musical) et du pianiste Pierre-Laurent Aimard pour une soirée placée sous le signe de Beethoven. De Beethoven, il en sera aussi question le 14 juillet. La Missa Solemnis, considérée comme l’une des œuvres majeures du compositeur, sera à découvrir sous la direction musicale de John Nelson, avec 300 choristes, 4 solistes et un orchestre de 80 musiciens.

Côté opéra, deux représentations remarquables attendent le public. L'Elisir d’Amore, de Donizetti le 8 juillet, avec Pretty Yende, René Barbera, ainsi que l’Orchestre philharmonique de Radio France, dirigé par Giacomo Sagripanti. Et La Gioconda de Ponchielli mise en scène par Jean-Louis Grinda, le directeur du festival, le 6 août. Ce rendez-vous est un véritable événement, tant cet opéra semble fait pour le Théâtre Antique, qui va révéler la puissance des chœurs et des solistes et risque bien, avec sa fameuse « Danse des heures », de faire de l’ombre à la version dansée par les hippopotames du film Fantasia.
Les amateurs de danse ont aussi rendez-vous le 18 juillet avec le mythique ballet Gisèle interprété par les danseurs du Ballet du Capitole de Toulouse. Quant aux cinéphiles, ils ne manqueront pas d’assister au ciné-concert du 30 juillet, pour redécouvrir Les Lumières de la ville, l’un des films les plus réussis de Charlie Chaplin.

Envie d’y assister ?
Informations et billetterie sur www.choregies.fr