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COVID-19, Développement durable |

Les masques vous protègent, à vous de protéger l’environnement !

Alors que les masques jetables sont devenus des accessoires indispensables à la reprise de l'activité, malheureusement, par inconscience ou méconnaissance, ils sont jetés un peu partout sur la voie publique ou en pleine nature. Devenus un véritable fléau pour l’environnement, les lingettes, gants et masques usagés jetés, sont potentiellement contaminés et peuvent contribuer à la propagation du virus tout en affectant durablement notre environnement.

 

La situation

Après les avoir attendus, les masques peuvent devenir un vrai problème de pollution à long terme.

Ces masques, si indispensables à notre sécurité ne se recyclent pas. Pire, ils mettent entre 400 et 450 ans à se désagréger !!

Des solutions sont à l’étude. Certaines sont à mettre en place avec vous !

Tout comme les serviettes hygiéniques, fabriquées en textiles « non tissés polypropylènes », ces masques sont non recyclables. Il devient capital d’organiser une filière de collecte et de recyclage pour ce type de nouveaux déchets qui vont s’amonceler.

Ces protections jetables, à usage unique et potentiellement infectieuses, ne peuvent pas être recyclées dans les centres de tri.

En effet, on ne peut pas placer les masques au recyclage, ni les mouchoirs, ni les gants, ni les lingettes mais il faut les jeter dans les ordures ménagères. Ils y seront incinérés pour éviter toute contamination potentielle.

La priorité des collectivités locales consiste à protéger sa population mais également les agents des centres de tri. Les centres de tri ont donc été mis à l’arrêt durant cette période particulière.

Cependant, l’enjeu est d’éviter un considérable gâchis de matières. 27 députés se sont donc mobilisés dans toute la France pour demander à la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, la création et l’organisation d’une filière de recyclage spécifique aux masques. Cette surconsommation inhabituelle de ces équipements ne pouvait que soulever la question de leur collecte. 

Cela pourrait devenir possible avec le recyclage et le réemploi de masques, notamment de type FFP1. Une filière spécifique permettrait d’éviter l’énorme gâchis de matières redouté. Des recherches sont actuellement menées vers Rouen dans un Centre régional d’innovation et de transfert technologique (Certam), en collaboration avec le CNRS et l’INSERM pour trouver un moyen de réutiliser dix fois un masque de protection jetable, grâce à un processus de décontamination. Ce qui permettrait non seulement d’éviter une pénurie, mais surtout de produire moins de déchets.

Parmi les pistes évoquées, un traitement ultraviolet ou des expositions aux rayons ionisants, pourraient devenir des solutions de décontamination facile et à échelle locale. Ce type de procédé permettrait aux personnels soignants ou personnels de première ligne de disposer de masques réutilisables en quelques minutes.

« Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas » comme l’affirme l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la maitrise d’énergie).

L’urgence sanitaire a conduit à cette production exceptionnelle. Il convient donc d’anticiper. La solution la plus simple réside encore dans la production de masques réutilisables plutôt que jetables dans l’avenir.

Pour l’heure, que faire de ses masques? 

La première question à se poser, c’est l’usage du masque. En effet la nature des déchets n’est pas la même si le masque est utilisé en milieu hospitalier, chez un soignant en ville ou par un particulier.

Ils doivent être jetés dans quelle poubelle ? Sont-ils recyclés ?

À l’hôpital

Dans les établissements de santé, la gestion des déchets est très encadrée. Il en existe deux catégories : les déchets assimilés aux déchets ménagers (DADM), similaires aux déchets produits chez monsieur et madame tout le monde ; et les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI).

Les masques, comme les surblouses sont considérés comme des DASRI.Tous ces déchets, potentiellement exposés au Covid sont transportés dans des conteneurs fermés et jamais stockés plus de deux jours dans les hôpitaux. Dans les centres hospitaliers, la production de DASRI a augmenté en moyenne d’une tonne au mois de mars 2020, par rapport à 2019. Hors de question de les recycler à cause de leur risque infectieux, tous les déchets d’activités de soins COVID-19 sont envoyés en centre de traitement pour y être incinérés.

Pour les médecins traitants, infirmières libérales et particuliers

Ils distinguent aussi les déchets d’activités de soins des déchets ménagers. Quand il y a suspicion de Covid-19, le masque est jeté dans le sac jaune (DASRI).

Mais tous les médecins n’en sont pas équipés en raison du coût élevé de ce recyclage, ils appliquent donc les consignes du Ministère de la Transition écologique et solidaire valable également pour les particuliers. (voir plus loin)

Les masques de protection usagés ne sont donc pas recyclés et doivent être détruits.

Rappel des consignes du ministère de la Transition écologique etsolidaire

  • Les masques, lingettes et gants doivent être jetés dans un sac poubelle dédié, résistant et disposant d’un système de fermeture fonctionnelle. En aucun cas dans les toilettes.
  • Lorsqu’il est rempli, ce sac doit être soigneusement refermé, puis conservé 24h.
  • Après 24h, ce sac doit être jeté dans le sac poubelle à ordures ménagères.
  • Ces déchets ne doivent en aucun cas être mis dans la poubelle des déchets recyclables ou poubelle “jaune” (emballages, papiers, cartons, plastiques).
  • Par ailleurs, des produits à usage unique comme les lingettes peuvent tout à fait être remplacées par des lingettes réutilisables.
  • Les consignes pour les masques en tissu, dits “masques grand public”, qui ne sont plus utilisables (troués, déchirés…) sont les mêmes que pour les autres masques : les gestes à accomplir sont donc identiques. Quant aux lingettes, elles ne doivent pas être jetées dans les toilettes, afin d’éviter toute obstruction des réseaux publics d’assainissement.

 

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/Ecologie.Gouv/videos/2592885150929670/

Attention aux amendes !

Le ministère de la Transition écologique et solidaire rappelle la législation en vigueur : jeter les lingettes, gants et masques usagés sur la voie publique fait actuellement encourir au fautif une amende de 68 euros, qui peut être majorée de 180 euros (décret du 27 mars 2015).