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Un cap prioritaire sur la coopération Méditerranéenne

Ce mois de juin à Marseille, capitale de la Région Sud, la Méditerranée, son devenir et sa protection sont à l’honneur : Un Sommet des deux rives et une Assemblée des 45 régions membres de la Commission Interméditerranéenne.

Crédibilisées par la tenue de deux éditions de « Méditerranée du Futur », la Région Sud et Marseille ont été choisi pour la tenue du Sommet des deux rives le 24 juin.

Il en va de même pour l’assemblée générale annuelle des 45 régions membres de la Commission Interméditerranéenne (CIM) et de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) qui se réunissent les 20 et 21 juin à l’Hôtel de Région.

Une façon d’interpeller l’Union Européenne et sa Commission sur l’espace méditerranéen particulièrement exposé aux conséquences du changement climatique, aux fondamentalismes de tout acabit et aux pressions démographiques toujours plus importantes sur le littoral.

L’assemblée générale 2019 porte sur des sujets comme les transports et la politique maritime ainsi que sur le renforcement de la coopération entre les pays méditerranéens pour plus de cohésion et de durabilité en Méditerranée.

De plus une déclaration CIM/CRPM est proposée au public du Sommet des deux rives, portant sur :

 

La transition énergétique durable

Les Régions méditerranéennes sont satisfaites de la proposition de la Commission européenne de consacrer au moins 25% des dépenses de l’Union Européenne aux objectifs climatiques mais plaident pour des investissements publics et privés plus conséquents à tous les niveaux pour limiter le réchauffement global à 1,5° à l’horizon 2050. Elles soulignent la pertinence de l’échelon régional pour des actions plus proches des citoyens et plus en phase avec les problématiques de terrain. Par exemple sur l’efficacité énergétique des bâtiments.

D’autre part les Régions méditerranéennes soutiennent le développement des énergies renouvelables terrestres et marines comme alternative économique et sans émission de carbone aux énergies fossiles.

 

La jeunesse, la mobilité et l’éducation

Les Régions méditerranéennes de la CIM-CRPM appuient sur la nécessité d’améliorer l’employabilité des jeunes via une coopération plus forte entre Régions dans le domaine de l’enseignement supérieur. Elles prônent un développement de la mobilité internationale des jeunes via un élargissement du programme Erasmus aux Universités de la rive sud de la Méditerranée, et de fait une reconnaissance internationale des diplômes entre pays européens et méditerranéens.

 

L’économie, la compétitivité et les innovations partagées

Les Régions méditerranéennes de la CIM-CRPM préconisent une économie bleue comme levier indispensable à la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses impacts, l’efficacité énergétique, la gestion de l’eau, l’économie sociale et solidaire et les politiques pour la jeunesse.

Elles constatent que les financements européens représentent d’importantes perspectives pour les projets maritimes et la mise en œuvre des actions spécifiques à la Méditerranée. Elles prescrivent de plus le développement de l’économie sociale et solidaire en Europe et en Méditerranée.

 

La culture, le tourisme et les médias

Une protection et une valorisation des patrimoines matériels et immatériels leur semblent indispensable pour un développement d’une culture et d’un tourisme durable et respectueux de l’environnement et des ressources.

 

L’environnement et le développement durable : une économie circulaire pour un développement côtier durable en Méditerranée occidentale

L’accent est mis sur la nécessité de financements européens pour l’après 2020. Les Régions méditerranéennes de la CIM-CRPM démontrent que la préservation de la biodiversité terrestre et marine, socle de toutes vies et activités humaines doit devenir une « Grande Cause Méditerranéenne ». Avec 28% d’espèces endémiques, 7,5% de la faune et 18% de la flore marine mondiale, notre bassin de vie et de civilisation est aussi un espace crucial de la biodiversité mondiale.

Elles se prononcent en faveur de l’initiative Ouestmed et son plan d’action qui doit faciliter le financement de projets concrets répondant aux enjeux de la Méditerranée. L’Assemblée préconise une mobilisation massive et conjointe de financements européens, nationaux et régionaux.

 

Le renforcement de la gouvernance méditerranéenne

Les Régions méditerranéennes de la CIM-CRPM insistent sur un partenariat exigeant avec l’Union européenne qui leur permettent d’être au cœur des décisions à prendre, étant le plus en proximité avec les besoins des citoyens du pourtour méditerranéen. Mais également d’être dans la mise en œuvre, particulièrement sur des sujets concernant un développement socioéconomique durable, le changement climatique, les migrations ou tout autres sujets d’importance.

Les Régions démontrent l’importance de continuer à renforcer les relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens partenaires, ainsi que la nécessité d’une politique européenne de cohésion plus forte et plus visible au-delà de 2020.

Les Régions méditerranéennes de la CIM-CRPM tiennent à souligner qu’elles ont signé à Barcelone, le 4 février 2019 dans le cadre de l’Alliance pour la coopération méditerranéenne, un engagement pour relever ensemble les défis communs et intégrer des stratégies pour un avenir meilleur et durable.

La Commission Interméditerranéenne de la CRPM (CIM)Qu’est-ce c’est ?

Créée en Andalousie en 1990 pour défendre les intérêts communs des Régions méditerranéennes dans les négociations européennes importantes, la Commission Interméditerranéenne de la CRPM (CIM) porte toutes les questions qui se posent à l’ensemble des Régions bordant la Méditerranée.

La Commission Interméditerranéenne de la CRPM rassemble environ 45 Régions membres de 9 différents États membres de l’UE et d’autres pays (Chypre, France, Grèce, Italie, Malte, Maroc, Portugal, Espagne et Tunisie). Elle est ouverte à tous les différents niveaux sous-nationaux dans tous les pays méditerranéens.

A quoi ça sert ? Quel est le programme de cette année ?

Cette union de Régions membres représente un lien de paix, de stabilité et de développement entre trois continents : l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Le travail de la Commission Interméditerranéenne vise le développement du dialogue euro-méditerranéen et de la coopération territoriale, en concentrant ses efforts sur les transports et la Politique Maritime Intégrée, la cohésion économique et sociale, l’eau et l’énergie. Elle appelle aujourd’hui à une stratégie pour la Méditerranée et travaille pour l’émergence d’une citoyenneté méditerranéenne.

Elle s’emploie particulièrement à défendre les intérêts des Régions méditerranéennes dans les politiques clés de l’UE

La région méditerranéenne a des caractéristiques spécifiques qui doivent être défendues au niveau européen. Les Régions méditerranéennes doivent travailler ensemble pour que les politiques européennes puissent mieux répondre aux défis qui se posent à elles dans la définition de leurs priorités et des modalités de leur mise en œuvre. C’est le cas en particulier lorsque les politiques concernent par exemple le développement régional, les affaires maritimes, l’agriculture ou le transport, pour ne citer que quelques exemples.

Les Régions méditerranéennes sont convaincues que l’intensification de la portée territoriale de leur partenariat est le seul moyen de construire une nouvelle vision de la zone euro-méditerranéenne.

Elle a pour cible d’entreprendre des projets stratégiques « pilotes » sur des thèmes clés à fort impact territorial. Le travail de la Commission Interméditerranéenne est clairement une action ouverte, fondée sur un partenariat avec les organisations internationales actives dans la région (Commission européenne, agences des Nations-Unies, OCDE, UpM…), avec les pays membres et leurs réseaux thématiques, et avec d’autres organisations formées par les autorités locales (ARLEM, Arc Latin, Med-Cités, la Commission Med de CGLU, l’Organisation des Villes Arabes …)