Culture, 84 - Vaucluse

Les lectures des élèves de l'ERACM sur FRANCE CULTURE au Festival d'Avignon

08 jul 20 jul

Date

Du lundi 08 juillet 2019 au samedi 20 juillet 2019

Lieu

Musée calvet - Site louis pasteur

Avignon

L’École Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille est l’établissement de formation supérieure au métier de comédien de notre région. Cette année, les élèves de troisième année de l’ERACM présenteront des lectures quotidiennes sur FRANCE CULTURE et 8 séquences de L’HISTOIRE MONDIALE DE LA FRANCE MISE EN EXAMEN par et avec Patrick Boucheron

FICTIONS ET ÉMISSIONS FRANCE CULTURE

 au Musée Calvet

France Culture accueille du 12 au 20 juillet les élèves de l’ERACM -

Si L’Odyssée est le grand poème du retour, les textes choisis pour la 73e édition du Festival d'Avignon participent d’abord de l’imagination sans limites, de l’anticipation et du voyage sans retour. Comment rêver le futur, comment se projeter dans un « autre monde », comment échapper à un monde fini ? Créations et lectures célèbrent pendant dix jours les charmes de l’invention et de la création.

Les Fictions France Culture sont coordonnées par Blandine Masson.

  • 12 JUILLET À 20H

MARY SHELLEY (ROMANS , LETTRES , JOURNAUX)
Une création texte et musique
Adaptation Hélène Frappat / Réalisation Christophe Hocké
Et si le premier monstre moderne était la femme écrivaine qui l'enfanta ?

  • 13 JUILLET À 20H

L’AUTRE MONDE
De Savinien de Cyrano de Bergerac
Adaptation de Pierre Jourde / Réalisation Baptiste Guiton
Né en 1619, Savinien de Cyrano, mauvais sujet, libertin, homosexuel, libre penseur, athée, fait le récit d'un voyage burlesque dans la Lune, monde à l'envers d'une étonnante nouveauté.

  • 13 JUILLET À 22H30

AU REVOIR
Texte inédit de Antoine Jaccoud / Réalisation Pascal Deux
Lecture par Mathieu Amalric
Avec la Sélection suisse en Avignon et le Centre culturel suisse.Paris
L’adieu d’un père à ses fils partis pour Mars. Un adieu aussi à ce vieux désir des hommes de changer le monde, plutôt que de le fuir pour en salir un autre.

  • 14 JUILLET à 20h et 15 JUILLET À 20H / en direct

CRÉATION MUSIQUE ET TEXTE
Avec Sofiane Zermani (Fianso)
Musique Issam Krimi / Réalisation Alexandre Plank
Après avoir créé Gatsby le magnifique, Sofiane Zermani revient au Festival d'Avignon pour faire revivre le personnage d’Achille, héros de L’Iliade

  • 17 JUILLET À 20H / EN DIRECT

VARIATIONS SUR THOMAS BERNHARD
Réalisation Sophie-Aude Picon
Avec rage et humour, Thomas Bernhard s’attaque à la comédie de l’art, des artistes et de la culture.
Hommage à l’écrivain et dramaturge 30 ans après sa mort.

  • 18 JUILLET À 11H30 / EN PUBLIC

VOIX D’AUTEURS : GWENAËLLE AUBRY
Réalisation : Baptiste Guiton
Avec la SACD
La Folie Elisa : Quatre femmes, quatre artistes, quittent la scène, prennent la fuite. Que peut l’art en temps de détresse ? Où est l’asile ?

  • 18 JUILLET À 20H / EN DIRECT

VOIX D’AUTEURS : MOHAMED EL KHATIB
Proposition radiophonique inédite / Réalisation Baptiste Guiton
Avec la SACD

  • 19 JUILLET À 20H / EN DIRECT

BENJA MIN WALTER
De Frédéric Sonntag / Version inédite pour la radio Réalisation Sophie-Aude Picon
Une véritable odyssée européenne qui commence comme une enquête policière et se développe en quête existentielle et littéraire.

  • 20 JUILLET À 20H / EN PUBLIC

SOIRÉE DE CLÔTURE
Réalisation Christophe Hocké

 

L’HISTOIRE MONDIALE DE LA FRANCE MISE EN EXAMEN

 au Site Louis Pasteur

Chacune des 8 séquences de L’HISTOIRE MONDIALE DE LA FRANCE MISE EN EXAMEN par et avec Patrick Boucheron sera introduite par une lecture d’un ou plusieurs extraits du livre par un ou deux élèves/comédiens de l’ERACM.

L’Histoire mondiale de la France, dirigée par Patrick Boucheron, l’un des plus grands succès d’édition en histoire de ces dernières années a été souvent admirée, beaucoup copiée, parfois rejetée mais rarement critiquée. De ce travail collectif qui fut parfois réduit à un objet de polémiques, il est temps de proposer une relecture et une mise en perspective, en compagnie de ses auteurs.
Animé par Joseph Confavreux

  • 8 JUILLET - 11H > 12H30

UNE HISTOIRE DÉPEUPLÉE ?
À PARTIR DE « 1848. LE PRINTEMPS DES PEUPLES »
L’Histoire mondiale de la France, en faisant la part belle aux grandes dates, verse-t-elle dans une histoire des grands hommes et des grands évènements ? Le peuple est-il, sinon absent, du moins négligé dans un tel récit ? Qu’est-ce qui peut distinguer une histoire mondiale d’une histoire populaire ?
Avec Patrick Boucheron professeur au Collège de France, Quentin Deluermoz maître de conférences à l’Université Paris 13
 

  • 9 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE EXCEPTIONNELLE ?
À PARTIR DE « 1883. DU ZAMBÈZE À LA CORRÈZE, UNE SEULE LANGUE MONDIALE »
Une « histoire mondiale » constitue-t-elle une côte mal taillée pour un pays comme le nôtre ? Les autres « histoires mondiales », de l’Italie, de la Flandre ou de la Catalogne, sont-elles de simples déclinaisons de l’Histoire mondiale de la France ? Faut-il distinguer les projets d’histoire mondiale, d’histoire globale, d’histoires à parts égales ?
Avec Patrick Boucheron professeur au Collège de France, Pierre Singarévélou professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et coordinateur de l’Histoire mondiale de la France
 

  • 10 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE DÉSORIENTÉE ?
À PARTIR DE « 1961. LES DAMNÉS DE LA TERRE PLEURENT FRANTZ FANON »
Une alternative à une Histoire mondiale de la France ne serait-elle pas, plutôt que le classique roman national ou une prétendue histoire populaire, une histoire des lieux ? Les lieux de mémoire, les lieux symboliques, les lieux réels ne permettent-ils pas, davantage que les dates, de saisir ce qui fait un pays ? Si oui, comment les choisir ?
Avec Patrick Boucheron professeur au Collège de France, Emmanuelle Loyer professeure des universités à Sciences-Po Paris
 

  • 11 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE IDÉOLOGIQUE ?
À PARTIR DE « 1968. UN SPECTRE HANTE LA PLANÈTE »
Les conservateurs qui ont ciblé L’Histoire mondiale de la France ne sont-ils que des obsessionnels de l’identité française ou bien touchent-ils parfois juste quand ils prétendent y déceler une histoire engagée qui ne s’assumerait pas comme telle ? Et, inversement, cette histoire n’est-elle pas trop consensuelle, pour ne pas dire centriste ?
Avec Ludivine Bantigny maîtresse de conférences à l’université de Rouen, Patrick Boucheron professeur au Collège de France

 

  • 15 JUILLET - 11H > 12H30

UNE HISTOIRE EN MIETTES ?
À PARTIR DE « 1209 : SUS AUX HÉRÉTIQUES ! »
Choisir de faire une histoire par les dates, même si on peut le justifier en jugeant que cela permet de ne pas intimider le lecteur, est-ce que cela produit un récit cohérent ou une histoire en miettes ? À force de vouloir éviter le « roman national », n’y a-t-il pas un excès de discontinuité, le récit de nos dispersions et non de nos possibles ?
Avec : Florian Mazel professeur d’histoire médiévale à l’Université Rennes 2 et coordinateur de l’Histoire mondiale de la France
 

  • 16 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE PATRIOTIQUE ?
À PARTIR DE « 1994 : LE GÉNOCIDE DES TUTSIS »
Alors que, dans l’Hexagone, l’Histoire mondiale de la France a été accusée par les conservateurs de diluer l’histoire de France et de faire la part trop belle aux apports extérieurs, hors de nos frontières certains jugent que ce projet éditorial continue, en négligeant ses erreurs, à exalter les grandeurs du pays comme le faisait un récit traditionnel.
Avec Hèlène Dumas historienne et auteure de Le Génocide au village. Le massacre des Tutsi au Rwanda (Seuil)
 

  • 17 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE MÉTISSÉE ?
À PARTIR DE « 1923. À LA CROISÉE DES EXILS »
L’Histoire mondiale de la France a été accusée de mener la guerre au « roman national », voire, pour Alain Finkielkraut, d’être le « fossoyeur de l’héritage français », en raison du rôle accordé aux migrations et aux apports externes. Au-delà de ces accusations, comment faire une histoire-monde qui ne soit pas une histoire seulement métissée ?
Avec Anouche Kunth chargée de recherches au CNRS
 

  • 18 JUILLET- 11H > 12H30

UNE HISTOIRE HÉGÉMONIQUE ?
À PARTIR DE « 360. PARIS VAUT BIEN UN EMPIRE »
L’Histoire mondiale de la France ne reflète pas une école historique en particulier. On y trouve des historiens marqués à gauche, d’autres plus à droite. Est-ce cela qui explique qu’elle ait été aussi peu critiquée ? Le monde de la recherche n’ose-t-il plus s’affronter à ceux qui détiennent des postes prestigieux ?
Avec Yann Potin chargé d’études documentaires aux Archives nationales et coordinateur de l’Histoire mondiale de la France