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Le tournoi des Défenseurs de l'Enfance, du rêve et du bonheur à donner

Beaucoup le connaissent pour son métier de journaliste sur RTL et France Télévisions. D'autres pour son passé de journaliste sportif sur RMC. Mais il y a une facette de Mohamed Bouhafsi qui mérite encore plus de reconnaissance : son engagement de tous les instants en faveur des enfants victimes de violences. Dans le cadre de la journée internationale des droits de l'enfant, Mohamed Bouhafsi, Ambassadeur de la CNAPE, parrain de l'Enfant Bleu, et organisateur du Tournoi des Défenseurs de l'Enfance qui s'est déroulé à l'Orange Vélodrome ce week-end, a répondu à nos questions.

De son histoire personnelle au confinement, génèse d'un tournoi 

Quand Mohamed Bouhafshi dévoile publiquement ses traumatismes d'enfance, dans son livre "Rêver sous les coups", les marques de soutien et d'affection sont immédiates. Battu par son père étant jeune, celui qui est alors un journaliste sportif particulièrement apprécié des fans de football se livre à coeur ouvert. Très vite, il choisit de mettre au profit des autres son histoire personnelle. Ainsi, pendant le confinement, quand le temps ne manquait pas, Mohamed Bouhafsi décide d'en faire un combat et un engagement collectif. Profitant de son réseau au sein du football français, Mohamed passe quelques coups de téléphone, tire quelques ficelles, et crée le Tournoi des Défenseurs de l'Enfance. Avec un grand objectif en tête : donner du rêve, du bonheur, du jeu et de l'évasion à des enfants qui ne connaissent que trop rarement ce genre de moments. Et quoi de mieux que le football pour rapprocher les gens, et donner à ces enfants de l'espoir ? 

Maintenant que j'ai fait le choix de parler de mon histoire personnelle, je ne veux plus qu'on se focalise sur moi. Mais sur les autres. Ceux qui ont besoin d'aide. 
Mohamed Bouhafsi

Le Tournoi des Défenseurs de l'Enfance, mode d'emploi 

18 équipes, 12 enfants, avec une parfaite mixité, pour un week-end de bonheur. Depuis la 1ère édition, au Stade de France, jusqu'à la 3ème, à l'Orange Vélodrome, plus de 700 enfants ont pu toucher du doigt leur rêve. Un rêve qui ne se limite pas à un week-end, puisqu'avant le tournoi, chaque équipe endosse le maillot et les couleurs d'un des 18 clubs de Ligue 1, avant de se rendre l'espace d'une journée au centre d'entrainement, pour partager un moment avec les pros. De quoi valoriser chaque enfant, qui a la responsabilité de défendre les couleurs de son club pour le tournoi. Et surtout, de se sentir important, et écouté. 

                                        
                                              ©CNAPE

Cette Région Sud, elle a une identité et une solidarité particulières. C'était très important à mes yeux que ces enfants la découvrent. 
Mohamed Bouhafsi

Pourquoi Marseille et la Région Sud  ? 

Il ne s'en est jamais caché, Mohamed Bouhafsi est un fervent supporter de l'Olympique de Marseille. Quoi de plus normal, après 2 éditions en région parisienne, de poser les valises du Tournoi à l'Orange Vélodrome ? La symbolique est importante, autant pour Mohamed que pour les enfants : fouler la pelouse d'un stade mythique, visiter des endroits uniques de la Région Sud, comme la réplique de la Grotte Cosquer, et s'imprégner des valeurs de solidarité et d'accueil si chères à notre territoire. 

Quand j'ai appelé Renaud Muselier pour lui demander de l'aide, il m'a dit oui en 1 minute. Et la Région Sud a ainsi fourni des bus, des activités, et attribué une subvention à l'évènement. Et je le remercie sincèrement pour tout ça. 
Mohamed Bouhafsi

                                         
                                                ©Yann Bouvier

Devenir des enfants comme les autres

Pour ces jeunes filles et ces jeunes garçons, ce tournoi est aussi l'occasion de se sentir normal. Juste comme un gamin ou un ado comme les autres. Avoir la chance de rencontrer Kylian Mbappé, Mattéo Guendouzi ou Johnatan Clauss, des internationaux français, leur donne un formidable coup de boost. Pendant un mois, on leur donne l'occasion d'être des enfants sans histoire, de penser par eux-mêmes, et de se sentir vraiment considérés. Et ça veut dire beaucoup pour eux. 

Une organisation difficile, mais le jeu en vaut la chandelle 

Un tournoi comme ça, dans un grand stade, une grande ville, ça nécessite des moyens. Trouver ces moyens, c'est entre autres le rôle de Mohamed Bouhafsi. Un travail de longue haleine, difficile, mais qui vaut tout l'or du monde en retour : voir le sourire de ses enfants, savoir qu'à la suite du tournoi, ils sont plus stables, plus assidus à l'école, éloignés de la drogue ou de l'alcool. Pour Mohamed, quelles que soient les difficultés, mettre toute son énergie au service de cette cause est naturel. Et c'est tout aussi naturellement que la Région Sud a répondu immédiatement à son appel, pour ces enfants, qui ont droit au bonheur. 

Sur le tournoi, je suis l'homme qui met de l'huile dans les rouages, celui qui ne lâche pas les entreprises pour trouver des fonds, et faire en sorte que ce tournoi s'autofinance. 
Mohamed Bouhafsi

27 cm de béton entre les appartements

Si le Tournoi agit comme une vraie parenthèse enchantée pour ces enfants, il ne peut pas régler tous les problèmes à lui seul. Faire socle commun, faire corps, chacun à son niveau peut sauver des vies. Si demain, vous entendez quelque chose dans l'appartement d'à côté, appelez le 119, ou la Police. Mieux vaut que quelqu'un se déplace et constate que tout va bien, plutot qu'un enfant tombe sous les coups.