A plusieurs milliers de mètres d’altitude, tout se joue en quelques secondes. La précision d’un geste, la confiance dans l’autre, la capacité à anticiper chaque mouvement. Depuis près de quinze ans, Greg Crozier et Karine Joly ont fait de cette maîtrise de l’air leur signature. Sous les couleurs de l’équipe AirWax, créée en 2008, les deux parachutistes se sont hissés au sommet du freefly, l’une des disciplines les plus spectaculaires du parachutisme sportif. Elle consiste à évoluer à grande vitesse dans les trois dimensions, dans toutes les positions, en enchaînant figures et transitions. Une chorégraphie aérienne où la technique ne laisse aucune place à l’improvisation. Membres de l’équipe de France pendant dix ans, ils remportent la Coupe du monde de freefly en 2012, décrochent une médaille de bronze aux championnats du monde de Chicago en 2016, puis une médaille d’argent en Coupe du monde en 2017. La consécration arrive en 2018, en Australie, avec le titre de champions du monde. Leur palmarès se prolonge ensuite dans les grandes formations internationales. Depuis 2013, Karine Joly a participé à treize records du monde. Greg Crozier en compte onze depuis 2015, dont un nouveau record établi en août 2025. Il a également franchi la barre symbolique des 10 000 sauts.
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Greg Crozier et Karine Joly, le Sud à haute altitude !
Mis à jour le 16 octobre 2026
Un parcours ancré en Région Sud
Si leur carrière les conduit aux quatre coins du monde, les deux champions entretiennent un lien étroit avec la Région Sud. Ils s’entraînent notamment à Gap-Tallard, dans les Hautes-Alpes, l’un des sites majeurs du parachutisme français. Pour perfectionner leurs figures et maintenir leur niveau technique, ils travaillent également en soufflerie à Bouc-Bel-Air, près d’Aix-en-Provence. Cette installation reproduit les sensations de la chute libre et permet d’enchaîner des séquences d’entraînement beaucoup plus longues que lors d’un saut en conditions réelles. Véritables ambassadeurs du sport régional, Greg Crozier et Karine Joly participent aussi à des événements et à des actions de transmission destinées à faire connaître leur discipline et à partager leur expérience avec le public. Un engagement qui accompagne leur parcours international sans le résumer. En décembre 2025, Greg Crozier a reçu au Comité régional olympique et sportif de la Région Sud la médaille d’or de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif. Cette distinction est venue saluer plus de quinze années au plus haut niveau, onze records du monde et un engagement durable dans la transmission. C’est donc depuis la Région Sud, où ils s’entraînent et partagent leur passion, que les deux champions ont construit une carrière capable de les conduire bien au-delà des frontières françaises.

Le sport comme trait d’union
De 2025 à 2029, Greg Crozier et Karine Joly sont engagés dans une mission de rayonnement du sport et du savoir-faire français aux États-Unis. Une démarche volontaire, menée à leurs frais, à la croisée de la performance, de la transmission et de la diplomatie sportive. Le calendrier donne à cette initiative une résonance particulière. En 2026, les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de leur indépendance. L’année marque également les 140 ans de la Statue de la Liberté, inaugurée en 1886. Imaginé par le sculpteur français Auguste Bartholdi et offert par la France, le monument demeure l’un des symboles les plus puissants de l’amitié entre les deux pays. A l’occasion de ce double anniversaire, les initiatives françaises se multiplient outre-Atlantique. Début juillet, la Statue de la Liberté accueille notamment un spectacle lumineux et musical conçu par le DJ français Michael Canitrot, après un survol de la Patrouille de France. Une manière spectaculaire de rappeler la profondeur des relations franco-américaines. C’est dans ce contexte que Greg Crozier et Karine Joly choisissent de consacrer tout le mois de juillet 2026 à leur mission.
4 juillet : un record pour célébrer une histoire commune
La première étape les conduit à Philadelphie et dans le New Jersey, au moment où les États-Unis célèbrent les 250 ans de leur indépendance. Les deux Français prennent part aux célébrations franco-américaines et participent à l’établissement d’un nouveau record de l’État du New Jersey. À leurs côtés, Caroline Monvoisin, consule générale de France à Washington, réalise également un saut en parachute. L’image est forte : une représentante de la diplomatie française et deux champions tricolores réunis dans le ciel américain, à l’occasion d’une date fondatrice de l’histoire des États-Unis. Pendant quelques minutes, les discours officiels laissent place à un langage universel, celui de la confiance, de l’engagement collectif et du dépassement de soi.
A New York, le grand saut devant 10 000 personnes
Le 12 juillet, changement de décor. Direction Central Park, à New York, pour l’un des grands rendez-vous de la communauté française et franco-américaine. Invités par le Consulat général de France à New York à l’occasion du Bastille Day, les deux champions montent sur scène devant près de 10 000 personnes. Ils y racontent leur parcours, les années d’entraînement, les compétitions internationales et les records construits en équipe. Loin du silence de la chute libre, ils découvrent un autre exercice : transmettre au sol ce qu’ils ont appris dans le ciel. Leur histoire devient alors un moyen de faire connaître le parachutisme sportif, mais aussi de mettre en lumière la préparation, la rigueur et l’esprit collectif qui se cachent derrière chaque performance.
A Los Angeles, la France célébrée dans le ciel
Deux jours plus tard, Greg Crozier et Karine Joly traversent les États-Unis pour rejoindre Los Angeles. Le 14 juillet, ils participent aux célébrations de la Fête nationale française organisées à California Plaza, à l’invitation du Consulat général de France. Devant près de 4 000 personnes, ils présentent une nouvelle fois leur parcours et leur mission. Le 15 juillet, leur engagement reçoit la reconnaissance de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Celui-ci salue le travail mené par les deux athlètes pour faire rayonner le sport français sur le territoire américain. Quelques jours plus tard, place à une nouvelle expérience partagée. Après les avoir reçus à la Résidence de France lors des célébrations du 14 Juillet, Adrien Frier, consul général de France à Los Angeles, accepte à son tour de découvrir leur univers. Le 21 juillet, il effectue un saut en parachute aux côtés des deux champions. Comme avec Caroline Monvoisin dans le New Jersey, la rencontre institutionnelle se prolonge dans les airs. La diplomatie sportive prend ici tout son sens : créer des liens autrement, par une expérience vécue ensemble.

Washington, dernière étape d’un mois américain
La mission s’achève le 23 juillet à Washington. Greg Crozier et Karine Joly sont reçus à l’Ambassade de France par Laurent Bili, ambassadeur de France aux États-Unis. La rencontre permet de dresser le bilan des actions conduites depuis le début du mois et d’échanger sur la poursuite de cette mission jusqu’en 2029. En quelques semaines, les deux sportifs ont traversé le pays et multiplié les rencontres. À chaque étape, leur parachute est devenu bien plus qu’un équipement sportif : un moyen de créer du dialogue, de partager une expérience et d’incarner autrement la présence française aux États-Unis.
Une autre façon de faire rayonner le Sud et la France
De Gap-Tallard au ciel américain, Greg Crozier et Karine Joly tracent une trajectoire singulière. Champions du monde et multi-recordmen, ils démontrent que la performance peut devenir un formidable outil de rencontre et de transmission. Leur ancrage en Région Sud accompagne cette aventure. C’est sur ce territoire qu’ils s’entraînent, perfectionnent leurs figures et partagent leur expérience. Mais aux États-Unis, ils représentent plus largement une certaine idée du sport français, fondée sur l’excellence, la confiance et l’engagement collectif. Dans le ciel, leur réussite repose sur une règle simple : chacun doit connaître sa place, faire confiance aux autres et agir au bon moment. Une philosophie qui résonne bien au-delà du parachutisme. En cette année marquée par les 250 ans des États-Unis et les 140 ans de la Statue de la Liberté, les deux champions rappellent ainsi que l’amitié franco-américaine ne regarde pas seulement vers son passé. Elle continue de s’écrire, rencontre après rencontre, projet après projet et, parfois, à 4 000 mètres au-dessus du sol.



