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Santé, Particulier

Le don d'organe en 3 questions

Mis à jour le 20 juin 2023

Cette année, la Fête des terrasses, événement festif devenu un incontournable en Région Sud, s’associe à Don d’organe, Dons de vie et prend une dimension solidaire. L’occasion de répondre à quelques questions que tout le monde se pose sur le don !

 Ce 1er juillet, la  Fête des terrasses sera l’occasion de se mettre autour de la table, pour boire un verre et pour parler d’avenir. Le sujet du don d’organe et de tissu est encore tabou, alors qu’en France, 28 000 patients sont en attente d’une greffe d’organes et que chaque année, ce sont près de 900 personnes qui décèdent faute de don. Pour faire sauter les barrières et ouvrir le dialogue, voici trois choses à savoir.

Quelles règles régissent les dons ?

En France, le don d'organes et de tissus est régi par les lois de bioéthique autour de trois grands principes. Le premier, c’est le « consentement présumé » : en France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus de donner (soit en informant ses proches, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus). Le second principe est la gratuité : le don ne peut en aucun cas être rémunéré ou recevoir une quelconque contrepartie. Enfin, l’anonymat est de rigueur. Le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur, et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, si elle le demande.

De quels organes parle-t-on ?

Le don d'organes permet de prendre les organes (cœur, poumon, foie, rein, pancréas, intestins), les tissus (cornées, peau, vaisseaux, veines et artères, tendons, os ou ligament) ou les cellules d'un individu, afin de les greffer sur un malade ou les utiliser dans le cadre de travaux scientifiques. Le rein, et dans une moindre mesure le lobe de foie, peuvent être donnés de son vivant. Les donneurs peuvent être les parents, les enfants, les frères et les sœurs, grands-parents, conjoints, oncles et tantes, cousins et cousines, conjoint du père ou de la mère, ou une personne pouvant prouver une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur.

Pourquoi aborder le sujet avec ses proches ?

Les types de décès permettant le prélèvement d’organes et de tissus (état de mort encéphalique ou à cœur arrêté) sont dans la plupart des cas des morts brutales, et nous sommes tous donneurs selon la loi. Les proches seront donc sollicités pour connaitre la volonté du défunt, notamment s’il n’est pas inscrit sur le registre national des refus.

L’association Maryse!Pour la Vie, partenaire de la Fête des Terrasses

Il y a 20 ans, Maryse, cassidaine, décédait dans l’attente d’une greffe. Ses amis ont alors décidé de créer l’association et de diffuser la marque Don D’organes Dons de Vie. Leur objectif, faire parler du don d’organe et réaliser des interventions auprès du grand public, des entreprises, des écoles, des médias ou des institutions pour sensibiliser le plus grand nombre à cette question. En parallèle, l’association a également mis en place une application mobile pour informer son entourage de son statut de donneur.

Mis à jour le 13 juin 2024