Mer et littoral

Avec 1 000 kilomètres de côtes, la Mer Méditerranée et son littoral représentent un atout considérable pour la Région Sud en tant que secteurs d’emploi et d’attractivité, et comme réserve de biodiversité. 
La nouvelle politique maritime initiée par la Région Sud s’appuie sur des instances de concertation continue avec l’ensemble des acteurs du territoire. Notre ambition pour le territoire régional et ces nouvelles méthodes guident nos actions en faveur du développement économique de cet espace et de la préservation de son patrimoine.

Nous mettons en place une politique maritime globale, qui regroupe pêche, nautisme et sauvegarde de la mer, tournée vers un seul objectif : préserver nos 1 000km de littoral, véritable atout dans le cadre du développement économique de la Région Sud.   

Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

L’objectif étant de faire de notre Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur la première économie bleue de France en conciliant les enjeux écologiques et économiques de la mer et du littoral.

3 axes d’intervention structurent son action : 

La Région Sud accompagne le développement des secteurs de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation des produits de la mer. Son soutien contribue également à la compétitivité et l’organisation de ces secteurs, tout en favorisant une exploitation durable des ressources halieutiques dans un souci constant de recherche de qualité. 

Les actions mises en œuvre dans ce programme s’articulent autour de 3 dispositifs :

La Région est responsable de la mise en œuvre de 6 mesures régionalisées sur la période 2014/2020, et dispose à ce titre d’une enveloppe globale de 6.6 millions € de crédits F.E.A.M.P. 

Elles concernent notamment les investissements productifs en aquaculture, la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture, la restructuration des zones de production conchylicoles, le développement des équipements portuaires, ainsi que l’accompagnement de stratégies de développement local en lien avec la pêche et l’aquaculture. 

En savoir plus : l'Europe en Région

La Région a adopté un régime cadre exempté de notification pour les aides aux entreprises actives dans la production, la transformation et la commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture, lui permettant de disposer d’un cadre légal d’intervention parallèlement au P.O. F.E.A.M.P.

Ce dispositif d’intervention peut être mobilisé par la Région pour répondre à des besoins bien spécifiques, notamment sur des mesures non couvertes par le P.O. F.E.A.M.P., ou encore en cas d’épuisement des cofinancements F.E.A.M.P. sur les mesures ouvertes.

Il s’agit de soutenir les organisations professionnelles des pêches maritimes et des élevages marins, voir le milieu associatif, pour élaborer des projets de développement local mais aussi assurer la défense des intérêts des pêcheurs professionnels régionaux et des spécificités méditerranéennes. Il s’agira d’encourager les initiatives visant à conforter les activités halieutiques, favoriser les mesures de gestion pour l’exploitation durable des ressources halieutiques adaptées aux spécificités méditerranéennes, mutualiser les résultats (chartes, documents d’objectifs, documents pédagogiques ...), conduire des actions de valorisation des produits et savoir-faire régionaux (notamment l’accompagnement des projets d’obtention de signes de qualité officiels).

La multiplicité des espèces exploitées, l’existence d’un plateau continental réduit, la présence du Rhône, d’étangs et de lagunes à l’intérieur desquels les poissons entrent et sortent en fonction de leur cycle biologique, ont amené les pêcheurs à pratiquer des techniques de pêche diversifiées et surtout saisonnières. 

On distingue en Méditerranée, deux types de métiers : les petits métiers (90 % de la flotte de pêche régionale) et les métiers du large (chalutiers, lamparos et thoniers).

Au-delà de ces pêches traditionnelles, le secteur de l’aquaculture marine s’est développé en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis une trentaine d’années.

Il se concentre autour de deux activités principales : la conchyliculture et la pisciculture marine.

La transformation des produits de la mer représente un petit nombre d’entreprises mais il s’agit de structures de taille familiale ou moyenne, qui visent essentiellement à mettre en exergue leurs démarches d’approvisionnement en produit local, avec l’utilisation de recettes typiques de la Méditerranée qui correspondent à une demande de plus en plus importante des consommateurs.

La mytiliculture se pratique dans la baie du Lazaret (La Seyne-sur-Mer) et dans l’anse de Carteau (Port-St-Louis-du-Rhône). La production est d’environ 3000 tonnes/an. 

Depuis plusieurs années, les conchyliculteurs régionaux développent leurs outils de production avec la mise en place d’ateliers de travail et de bassins de purification pour travailler dans des conditions sanitaires optimales et assurer la qualité des productions. 

Depuis 2015, les professionnels de Carteau pratiquent également le grossissement des huîtres sur la concession de 107 hectares en mer concédée par le Grand Port maritime de Marseille.

La pisciculture marine concerne essentiellement le loup (appelé bar en Atlantique) et la dorade royale. 

Une quinzaine d’exploitations réparties sur les trois départements côtiers (Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes) produisent plus de 1 000 tonnes de poisson par an.

Depuis quelques années, les producteurs, ont effectué de gros efforts en termes de qualité, de certification et de traçabilité des produits.

il est à noter que les premiers signes de qualité officiels accordés à des produits de  la mer l’ont été en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la daurade royale (label Agriculture biologique) et le loup (label rouge).

Pour la période 2014-2020, la Région Sud s’est vue confier la gestion d’une partie du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche en qualité d’organisme intermédiaire.  Liens FONDS EUROPEENS 

Les mesures régionalisées concernent notamment les investissements productifs en aquaculture, la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture et la restructuration des zones de production conchylicoles. L’intervention de l’Europe auprès des entreprises régionales de ces secteurs permet le développement des structures, le maintien et la création d’emplois ainsi que la garantie d’une pérennité de ces activités dans la région.

3 dispositifs au cœur de la stratégie de la Région Sud.

La Charte des Ports de Plaisance et de Pêche 

Les projets contribuant au soutien de la vie économique, sociale, et culturelle dans les ports sont favorisés dans le cadre de la Charte des Ports de Plaisance et de Pêche. Il s’agit de contribuer à la modernisation des ports de plaisance et de pêche pour favoriser le développement de politiques publiques en matière d’emplois et de soutien aux entreprises, pour la valorisation du patrimoine naturel et culturel, pour l’accompagnement d’activités socioculturelles et pour intégrer le port à la ville.

Ports Propres 

Le dispositif « Ports Propres en Provence-Alpes-Côte d’Azur » qui a pour objectif l’amélioration de la gestion environnementale des ports de plaisance et de pêche. Ces équipements visent essentiellement à traiter les effluents et eaux usées des navires, collecter et traiter les déchets solides et lutter contre les pollutions accidentelles. Il s’agit par ailleurs d’accompagner des opérations qui participent à la restauration écologique à partir des infrastructures portuaires. Les gestionnaires de ports, privés comme publics sont accompagnés dans la mise en place de ces infrastructures.

Accès à la mer

Différentes actions sont entreprises par la Région Sud pour favoriser l’accès à la mer et la pratique des activités sportives et de loisirs :

  • Le maintien et le développement d’équipements pour la mise à l’eau d’embarcation sur remorques est encouragé
  • L’accès au plan pour les personnes à mobilité réduite
  • Le soutien aux structures nautiques : en termes d’investissements il s’agit de soutenir le développement des structures et équipements pédagogiques qui permettent d’accueillir et de former un large public aux activités nautiques en dehors des ports.

En savoir plus sur le Plan Voile

En termes de fonctionnement, il s’agit d’accompagner la valorisation, la promotion et le développement du patrimoine maritime régional (bâti, navigant et vivant), les traditions et cultures maritimes régionales d’une part, et la pratique des sports et loisirs nautiques d’autre part.

Ce programme rassemble plusieurs dispositifs :

Préservation et réhabilitation des écosystèmes marins

La Région Sud accompagne les initiatives visant à enrichir les connaissances sur les écosystèmes marins et littoraux, ainsi que les politiques de gestion du milieu marin dans un but de préservation, de réhabilitation et de valorisation de la biodiversité marine (opérations de restauration écologiques des fonds côtiers, développement des zones de mouillage organisé en particulier). 

La gestion des espaces naturels régionaux, propriétés du Conservatoire du littoral 

La Région soutient depuis plus de 25 ans la préservation et la valorisation des espaces naturels littoraux et lacustres conduite par le Conservatoire du littoral.

Début 2019, le Conservatoire du littoral est devenu propriétaire de 79 sites dans toute la région, ces sites étant localisés dans les Bouches du Rhône (en Camargue, dans les Calanques, …), dans le Var (Presqu’ile de Giens, Salins d’Hyères, …), les Alpes-Maritimes (près de Cannes, Menton, ...) et dans les Alpes de Haute Provence (près du lac de Sainte Croix).

Les enjeux sont de plusieurs ordres selon la localisation des sites : maintien d’espaces naturels dans des espaces très urbanisés (Alpes-Maritimes notamment), maintien et gestion de zones humides pour préserver la biodiversité et agir sur le changement climatique (Camargue, étangs et Salins notamment), protection de sites remarquables avec gestion raisonnée de l’accueil du public. 

La Région soutien la gestion et la valorisation de ces sites avec les départements et les communes concernés. Ces dernières années, le Conservatoire se voit affecter de plus en plus d’espaces du Domaine Public Maritime au droit de ses propriétés et veille, au côté des services de l’état, et grâce à ses gardes du littoral, à favoriser le respect du front littoral et des fonds marins.

L’adaptation du littoral aux effets du changement climatique

La question du changement climatique et de ses conséquences est désormais installée au centre des préoccupations internationales, nationales et régionales.  Les écosystèmes littoraux et les sociétés méditerranéennes sont parmi les plus menacés de la planète. Avec le vote du Plan Climat régional en décembre 2017, le territoire régional est en marche pour préparer son adaptation. Cela passe par un approfondissement des connaissances et des retours d’expériences (sur les questions d’érosion et de submersion marine notamment), par une amélioration de la capitalisation des données, de leur valorisation et de leur diffusion auprès des décideurs locaux et des citoyens.  La Région Sud est porteuse d’un « dire régional » co-élaboré avec ses partenaires pour une prise en compte du changement climatique dans les politiques publiques d’aménagement du littoral et son intégration dans les documents de planification. 

La Région accompagne les collectivités et organismes gestionnaires de plages dans leurs pratiques de gestion afin de les aider à mettre en œuvre des méthodes souples et/ou expérimenter des méthodes innovantes de gestion du trait de côte et d’aménagements côtiers favorables à la préservation des écosystèmes marins et côtiers et dans une optique d’adaptation au changement climatique.

Sensibilisation des publics

La Région soutient les actions d’information, de sensibilisation, d’éducation et de formation sur des thématiques littorales et maritimes, afin notamment de faciliter l’appropriation des mesures de gestion préconisées par les gestionnaires d’espaces naturels ou les collectivités, à des échelles territoriales cohérentes. 

Ces actions sont ciblées sur la sensibilisation des citoyens et des décideurs locaux ainsi que sur les lycéens du territoire, à travers 3 dispositifs régionaux : Ecogestes Méditerranée, Info’Eau Mer et Calypso.

La Région contribue au soutien de l’économie régionale en soutenant les acteurs de la vie économique maritime. Il s’agit notamment de favoriser la création d’emplois maritimes par le développement des entreprises, la recherche et l’innovation dans les secteurs clefs de l’économie régionale et la promotion des métiers de la mer

Le développement des partenariats, le soutien aux projets d’accompagnement des entreprises et la promotion des métiers de la mer

Il s’agit d’accompagner le développement des activités liées au nautisme en partenariat avec des acteurs incontournables qui contribuent au développement durable des activités maritimes, tels que la Fédération des Industries Nautiques, les Chambres Consulaires et l’Union des Ports de Plaisance de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le soutien régional bénéficie également aux structures qui favorisent la promotion et la valorisation des métiers de la mer (IFREMER , Centres de recherche, Stations marines l’Institut National de Plongée Professionnelle l’Institut Professionnel des Métiers de la Mer ou l’Ecole Nationale Supérieure Maritime

Il s’agit enfin de soutenir les projets qui participent au développement durable des activités économiques. A titre d’exemple, le financement d’équipements et aménagements dans des zones dédiées aux activités maritimes

Le soutien à l’expérimentation et à l’innovation

La Région accompagne les structures qui mettent en œuvre des dispositifs innovants favorisant le développement de nouvelles filières (énergies marines renouvelables, biotechnologies, restauration écologique, dépollution des sédiments portuaires…).

La sécurité en mer

La Région apporte son soutien à la Société Nationale de Sauvetage en Mer en participant au renouvellement de la flotte et du matériel.

Ayant créé l’Assemblée maritime, structure de concertation, de coopération, d’observation, de conseil et de prospective regroupant les personnalités les plus représentatives du monde maritime et littoral, la Région Sud impulse une nouvelle dynamique de concertation des acteurs de nature à favoriser le développement économique du secteur.

C’est une structure pour fédérer les acteurs du monde maritime et construire une politique maritime régionale répondant aux enjeux du territoire.

  • Des membres représentatifs de la communauté maritime. 
  • Une organisation pour favoriser les échanges. 
  • Une assemblée composée de 119 membres, lieu de co-construction et de partage des orientations de la stratégie régionale. 
  • Un bureau composé de 12 membres, chargé de l’organisation générale des travaux de l’Assemblée et de ses commissions. 
  • Cinq commissions, lieu d’élaboration des différentes productions : 
    - Génie Ecologique Côtiers 
    - Pêche et Aquaculture
    - Energies Marines ;
    - Sensibilisation des publics ;
    - Plaisance et Nautisme.