Mer et littoral

Avec 1 000 kilomètres de côtes, la Mer Méditerranée et son littoral représentent un atout considérable pour la Région Sud en tant que secteurs d’emploi et d’attractivité, et comme réserve de biodiversité. 
La nouvelle politique maritime initiée par la Région Sud s’appuie sur des instances de concertation continue avec l’ensemble des acteurs du territoire. Notre ambition pour le territoire régional et ces nouvelles méthodes guident nos actions en faveur du développement économique de cet espace et de la préservation de son patrimoine.

Nous mettons en place une politique maritime globale, qui regroupe pêche, nautisme et sauvegarde de la mer, tournée vers un seul objectif : préserver nos 1 000km de littoral, véritable atout dans le cadre du développement économique de la Région Sud.   

Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

L’objectif étant de faire de notre Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur la première économie bleue de France en conciliant les enjeux écologiques et économiques de la mer et du littoral.

La Région Sud accompagne le développement des secteurs de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation des produits de la mer. Son soutien contribue également à la compétitivité et l’organisation de ces secteurs, tout en favorisant une exploitation durable des ressources halieutiques dans un souci constant de recherche de qualité. 
C’est d’ailleurs dans cette optique et en concertation avec les professionnels de la pêche et le CRPMEM (Comité Régional des pêches maritimes et des élevages marins Provence-Alpes-Côte d’Azur), que la Région Sud a mis en place un certificat d’activité en lien avec le Plan Climat régional.

Cet outil permet de soutenir une pêche et une aquaculture durable et responsable tout en reconnaissant le travail des professionnels et en offrant plus de visibilité aux consommateurs, poissonniers et restaurateurs. Plus d’infos 

Les actions mises en œuvre dans ce programme s’articulent autour de 3 dispositifs :

La Région est responsable de 6 mesures régionalisées sur la période 2014/2020, et dispose à ce titre d’une enveloppe globale de 6.6 millions € de crédits F.E.A.M.P. 

Elles concernent notamment les investissements productifs en aquaculture, la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture, la restructuration des zones de production conchylicoles, le développement des équipements portuaires, l'aide à la création d'entreprises pour les jeunes pêcheurs, ainsi que l’accompagnement de stratégies de développement local en lien avec la pêche et l’aquaculture. 

En savoir plus : l'Europe en Région

La Région a adopté un régime cadre exempté de notification pour les aides aux entreprises actives dans la production, la transformation et la commercialisation des produits de la pêche et de l’aquaculture (N°SA.43721), lui permettant de disposer d’un cadre légal d’intervention parallèlement à la mise en œuvre du PO FEAMP. Seize types d'aides régionales sont ainsi mises en œuvre pour soutenir les projets des entreprises, réparties en trois sections :

Section I : Développement durable de la pêche

Sont soutenus dans cette section les aides :

  • aux services de conseil ;
  • visant à faciliter la diversification et les nouvelles formes de revenus ;
  • à la création d'entreprises pour les jeunes pêcheurs ;
  • visant à améliorer la santé et la sécurité ;
  • visant à limiter l'incidence de la pêche sur le milieu marin et à adapter la pêche à la protection des espèces ;
  • visant à améliorer l'efficacité énergétique et atténuer les effets du changement climatique ;
  • en faveur de la valeur ajoutée, de la qualité des produits et de l'utilisation des captures non désirées ;
  • aux ports de pêche, aux sites de débarquement, aux halles de criée et aux abris ;
  • en faveur de la pêche dans les eaux intérieures et de la faune et de la flore aquatique dans les eaux intérieures ;

Section II : Développement durable de l'aquaculture

Sont soutenus dans cette section les aides :

  • aux investissements productifs en aquaculture ;
  • aux services de gestion, de remplacement et de conseil pour les exploitations aquacoles ;
  • visant à augmenter le potentiel des sites aquacoles ;
  • à la conversion aux systèmes de management environnemental et d'audit et à l'aquaculture biologique ;
  • en faveur d'une aquaculture fournissant des services environnementaux ;

Section III : Mesures liées à la commercialisation et à la transformation

Sont soutenus dans cette section les aides :

  • en faveur de mesures de commercialisation ;
  • à la transformation des produits de la pêche et de l'aquaculture

Pour toutes ces aides, le taux d’intervention de la Région est fixé à 25% des dépenses éligibles.

La conchyliculture

La conchyliculture regroupe deux types d’élevage la mytiliculture (élevage de moules) et l’ostréiculture (élevage d’huîtres).

La mytiliculture se pratique dans la baie du Lazaret (La Seyne-sur-Mer) et dans l’anse de Carteau (Port-St-Louis-du-Rhône). La production est d’environ 3000 tonnes/an. 

Depuis plusieurs années, les conchyliculteurs régionaux développent leurs outils de production avec la mise en place d’ateliers de travail et de bassins de purification pour travailler dans des conditions sanitaires optimales et assurer la qualité des productions. 

Depuis 2015, les professionnels de Carteau pratiquent également le grossissement des huîtres sur la concession de 107 hectares en mer concédée par le Grand Port maritime de Marseille.

La pisciculture marine

La pisciculture marine concerne essentiellement le loup (appelé bar en Atlantique) et la dorade royale. 

Une quinzaine d’exploitations réparties sur les trois départements côtiers (Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes) produisent plus de 1 000 tonnes de poisson par an.

Depuis quelques années, les producteurs, ont effectué de gros efforts en termes de qualité, de certification et de traçabilité des produits.

il est à noter que les premiers signes de qualité officiels accordés à des produits de  la mer l’ont été en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la daurade royale (label Agriculture biologique) et le loup (label rouge).

Il s’agit principalement de soutenir les organisations professionnelles des pêches maritimes et des élevages marins, voir le milieu associatif, ou les organismes scientifiques pour élaborer des projets de développement local mais aussi assurer la défense des intérêts des pêcheurs professionnels régionaux et des spécificités méditerranéennes. Il s’agira d’encourager les initiatives visant à conforter les activités halieutiques, favoriser les mesures de gestion pour l’exploitation durable des ressources halieutiques adaptées aux spécificités méditerranéennes, mutualiser les résultats (chartes, documents d’objectifs, documents pédagogiques ...), conduire des actions de valorisation des produits et savoir-faire régionaux (notamment l’accompagnement des projets d’obtention de signes de qualité officiels).

La multiplicité des espèces exploitées, l’existence d’un plateau continental réduit, la présence du Rhône, d’étangs et de lagunes à l’intérieur desquels les poissons entrent et sortent en fonction de leur cycle biologique, ont amené les pêcheurs à pratiquer des techniques de pêche diversifiées et surtout saisonnières. 

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur est sans doute la région de méditerranée française, comportant la plus grande diversité de techniques de pêche : les filets fixes, la pêche à pied (telline, palourde, clovisse), la pêche en scaphandre autonome (coquillages, oursin, corail, éponges), la palangre de surface ou de fond, la drague, le gangui, la senne de plage, la senne tournante et coulissante et le chalutage.

On distingue en région, deux types de métiers : les petits métiers (90 % de la flotte de pêche régionale, représentés par les navires de moins de 12 mètres) et les métiers dits du large (chalutiers, lamparos et thoniers), représentés par les navires de plus de 20 mètres.

Au-delà de ces pêches traditionnelles, le secteur de l’aquaculture marine s’est développé en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis une trentaine d’années.

Il se concentre autour de deux activités principales : la conchyliculture et la pisciculture marine.

La transformation des produits de la mer représente un petit nombre d’entreprises mais il s’agit de structures de taille familiale ou moyenne, qui visent essentiellement à mettre en exergue leurs démarches d’approvisionnement en produit local, avec l’utilisation de recettes typiques de la Méditerranée qui correspondent à une demande de plus en plus importante des consommateurs.

Le nautisme est un secteur majeur pour l’économie régionale.

Une étude réalisée par la Région et l’Observatoire régional des métiers analyse le poids socioéconomique de la filière nautique régionale et propose une série de mesures structurantes pour en faire un des leaders mondiaux. 

La Charte des Ports de Plaisance et de Pêche 

Les projets contribuant au soutien de la vie économique, sociale, et culturelle dans les ports sont favorisés dans le cadre de la Charte des Ports de Plaisance et de Pêche. Il s’agit de contribuer à la modernisation des ports de plaisance et de pêche pour favoriser le développement de politiques publiques en matière d’emplois et de soutien aux entreprises, pour la valorisation du patrimoine naturel et culturel, pour l’accompagnement d’activités socioculturelles et pour intégrer le port à la ville.

Ports Propres 

Ports Propres en Provence-Alpes-Côte d’Azur » est une démarche exemplaire qui vise à l’amélioration de la gestion environnementale des ports de plaisance et de pêche avec l’objectif d’obtenir la certification européenne « Ports Propres ». L’ensemble des aménagements prescrits par l’étude de diagnostic environnemental est éligible. Les travaux concernent essentiellement le traitement des eaux de ruissellement et des eaux usées des navires, la collecte des déchets solides et la lutte contre les pollutions accidentelles. Avec l’avènement de la certification « Ports Propres actifs en biodiversité », il s’agit aussi d’accompagner les opérations qui favorisent la préservation et le développement de la biodiversité dans et à partir des ports. Les gestionnaires de ports, privés comme publics sont accompagnés dans la mise en place de ces infrastructures.

Consultez la carte des Ports Propres

Plus d'infos sur https://upaca.com/ 

Accès à la mer

Différentes actions sont entreprises par la Région Sud pour favoriser l’accès à la mer et la pratique des activités sportives et de loisirs :

  • Le maintien et le développement d’équipements pour la mise à l’eau d’embarcation sur remorques est encouragé
  • L’accès au plan pour les personnes à mobilité réduite
  • Le soutien aux structures nautiques : en termes d’investissements il s’agit de soutenir le développement des structures et équipements pédagogiques qui permettent d’accueillir et de former un large public aux activités nautiques en dehors des ports.

En savoir plus sur le Plan Voile

En termes de fonctionnement, il s’agit d’accompagner la valorisation, la promotion et le développement du patrimoine maritime régional (bâti, navigant et vivant), les traditions et cultures maritimes régionales d’une part, et la pratique des sports et loisirs nautiques d’autre part.

Découvrez l’application de recherche et de visualisation des cales de mise à l’eau sur les côtes de la Région Sud sur https://www.arcgis.com/home/item.html?id=a981d250a5c84bcc8534dcc6318fa058 

Ce programme rassemble plusieurs dispositifs :

Préservation et réhabilitation des écosystèmes marins

La Région Sud accompagne les initiatives visant à enrichir les connaissances sur les écosystèmes marins et littoraux, ainsi que les politiques de gestion du milieu marin dans un but de préservation, de réhabilitation et de valorisation de la biodiversité marine (opérations de restauration écologiques des fonds côtiers, développement des zones de mouillage organisé en particulier). 

 

Le projet Posbemed 2 

Le projet Posbemed2 vise à accompagner les collectivités dans la gestion des banquettes de Posidonies sur les plages de Méditerranée. Il s’agit de développer une approche plus durable du tourisme balnéaire en minimisant l’impact des activités humaines sur les écosystèmes côtiers en général et la Posidonie en particulier.

Calendrier : Le projet se déroule de novembre 2019 à juin 2022

Avec un budget total de : 2,7 M 

Budget total de la Région Sud pour la mise en œuvre du projet: 432 700,40 €, dont 367,795,34 € (85%) de fonds FEDER/

Autofinancement : 64 905,06 € (15%)

Ce projet comprend 6 objectifs :

1/ Renforcer les capacités des acteurs régionaux et locaux dans la mise en œuvre d’approches basées sur le fonctionnement des écosystèmes et les solutions fondées sur la nature dans les aménagements côtiers.

2/ Mettre en œuvre un cadre de référence pour les décideurs locaux concernant les banquettes de posidonies qui prenne en compte les différents usages des plages (récréation et protection), les processus d’érosion, et le fonctionnement global des écosystèmes environnants.

3/ Susciter la prise de conscience de l’ensemble des parties prenantes (les touristes, les habitants et usagers des plages, les plagistes et commerçants, les élus) pour garantir la compréhension des enjeux, l’appropriation des objectifs visés et les changements de représentation et de pratiques des gestionnaires et usagers.

4/Assurer un niveau optimal de conservation de sites prioritaires (Aires marines protégées et sites Natura 2000) et restaurer les écosystème fragiles ou endommagés pour renforcer la résilience des côtes de Méditerranée face au changement climatique et à l’érosion.

5/ Mettre en valeur les plages naturelles méditerranéennes pour développer une offre touristique responsable et un développement économique local soutenable.

6/ Contribuer à l’émergence d’un réseau d’acteurs méditerranéens engagés dans la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature pour l’adaptation des plages au changement climatique, dans le respect des écosystèmes littoraux et marin.

3 axes
 

1. Changer les pratiques de gestion

Il s’agit d’accompagner les collectivités prêtes à innover pour mettre en œuvre de nouvelles modalités de gestion des banquettes de Posidonie sur leurs plages. 

2. Faire prendre conscience - sensibiliser - éduquer 

Il s’agit de s’adresser à l’ensemble des acteurs des plages pour changer leurs représentations et comportements concernant la présence de feuilles de Posidonies sur les plages et de favoriser leur acceptabilité par les usagers et acteurs économiques.

3. Développer le travail en réseau 

Cet axe a pour ambition de contribuer à l’émergence d’un réseau des acteurs de l’adaptation des plages au changement climatique en Provence- Alpes-Côte d’Azur et en Méditerranée.  Une charte d’engagement sera créée et diffusée en Région Sud et dans les 5 autres territoires des pays partenaires du projet, afin de fédérer les acteurs méditerranéens favorables au développement d’un tourisme durable préservant les écosystèmes côtiers

Pour en savoir plus : 

https://posbemed2.interreg-med.eu     

Les actions phares

  1. Lancement d’une Assistance à maîtrise d’Ouvrage « think tank » pour accompagner la Région dans la conduite de l’ensemble des actions de sensibilisation, information et éducation. Il s’agit ainsi de favoriser l’acceptabilité sociale des banquettes de Posidonie sur les plages par l’ensemble des acteurs.
  2. Identification de sites pilotes pour la mise en œuvre de nouvelles modalités de gestion techniques de la banquette sur les plages  et de nouvelles méthodes de sensibilisation des usagers. La commune de Beaulieu a été retenue en 2020 comme plage pilote du projet en région.
  3. Développement d’outils de sensibilisation et de communication innovants (notamment inspirés de la théorie des NUDGE)  à destination de l’ensemble des acteurs des plages.
  4. Développement d’actions éducatives en direction des lycées dans le cadre du Dispositif CALYPSO.  Il s’agit ici d’impliquer la jeunesse dans l’évolution des représentations et des choix de gestion qui seront faits demain pour préserver nos côtes.
  5. Développement d’actions de sensibilisation à l’attention des différents publics cibles : élus, habitants, touristes, acteurs économiques (restaurateurs, plagistes, plaisanciers, sports nautiques).
  6. Organisation d’une conférence en région au printemps 2021 sur la gestion du trait de côte et l’adaptation des plages au changement climatique.
  7. Formation des techniciens des collectivités en partenariat avec le CNFPT
  8. Création et diffusion d’une Charte d’engagement à destination des gestionnaires et acteurs économiques des plages ; assortie de fiches actions.
  9. Organisation en Région SUD d’une rencontre entre élus et techniciens des pays méditerranéens partenaires du projet. THE POSIDONIA BEACH TOUR.
  10. Capitalisation du projet dans les réseaux nationaux, européens, et méditerranéen. Diffusion de la Charte d’engagement à l’échelle méditerranéenne pour développer une labellisation « Plages de caractère » en Méditerranée.

Sauvons nos posidonies

La préservation du patrimoine naturel régional, exceptionnel par sa richesse et sa diversité, est un des volets essentiels du Plan Climat « une cop d’avance » et du Plan Mer et en particulier la protection des écosystèmes marins et des herbiers de posidonies.

L'écosystème posidonie est à ce jour l'écosystème le plus utile (pour l'Homme) sur la planète, terre et mer confondues : zone de nurserie et de frayère pour les poissons, stockage de carbone, production d’oxygène, fixation des fonds meubles, atténuation de la force de la houle et des courants, protection contre l’érosion des plages.

L’importance écologique des herbiers marins rend leur régression particulièrement préoccupante. C’est pourquoi la Région a souhaité accompagner la préservation de cet écosystème typiquement méditerranéen dans le dispositif « Sauvons nos posidonies ».

Pour consulter le dispositif

©Stefaniia Tiurina

 

La gestion des espaces naturels régionaux, propriétés du Conservatoire du littoral 

Parce que notre région connaît une forte pression immobilière avec d’importantes surfaces artificialisées et une grande fréquentation touristique notamment sur sa partie littorale, la Région soutient depuis plus de 25 ans la préservation et la valorisation des espaces naturels littoraux et lacustres conduite par le Conservatoire du littoral.

Fin 2020, le Conservatoire du littoral est devenu propriétaire de 79 sites dans toute la région, ces sites étant localisés dans les Bouches du Rhône (en Camargue, dans les Calanques, …), dans le Var (Iles de Porquerolles, Port-Cros, Presqu’ile de Giens, Salins d’Hyères, …), les Alpes-Maritimes (près de Cannes, Menton, ...) et à proximité des grands lacs (Sainte Croix et Serre Ponçon).

Les enjeux sont de plusieurs ordres selon la localisation des sites : maintien d’espaces naturels dans des espaces très urbanisés (Alpes-Maritimes notamment), maintien et gestion de zones humides pour préserver la biodiversité et agir sur le changement climatique (Camargue, étangs et Salins notamment), protection de sites remarquables (abords des Gorges du Verdon, Jardin du Rayol, Estérel, Port-Cros, Porquerolles) avec gestion raisonnée de l’accueil du public. 

La Région soutien la gestion et la valorisation de ces sites avec les départements, les métropoles et les communes concernés. Ces dernières années, le Conservatoire se voit affecter de plus en plus d’espaces du Domaine Public Maritime au droit de ses propriétés et veille, au côté des services de l’état, et grâce à ses gardes du littoral, à favoriser le respect du front littoral et des fonds marins.

Plus d'infos sur http://www.conservatoire-du-littoral.fr/ 

L’adaptation du littoral aux effets du changement climatique

La question du changement climatique et de ses conséquences est désormais installée au centre des préoccupations internationales, nationales et régionales.  Les écosystèmes littoraux et les sociétés méditerranéennes sont parmi les plus menacés de la planète. Avec le vote du Plan Climat régional en décembre 2017, le territoire régional est en marche pour préparer son adaptation. Cela passe par un approfondissement des connaissances et des retours d’expériences (sur les questions d’érosion et de submersion marine notamment), par une amélioration de la capitalisation des données, de leur valorisation et de leur diffusion auprès des décideurs locaux et des citoyens.  La Région Sud est porteuse d’un « dire régional » co-élaboré avec ses partenaires pour une prise en compte du changement climatique dans les politiques publiques d’aménagement du littoral et son intégration dans les documents de planification. 

La Région accompagne les collectivités et organismes gestionnaires de plages dans leurs pratiques de gestion afin de les aider à mettre en œuvre des méthodes souples et/ou expérimenter des méthodes innovantes de gestion du trait de côte et d’aménagements côtiers favorables à la préservation des écosystèmes marins et côtiers et dans une optique d’adaptation au changement climatique.

Sensibilisation des publics

La Région soutient les actions d’information, de sensibilisation, d’éducation et de formation sur des thématiques littorales et maritimes, afin notamment de faciliter l’appropriation des mesures de gestion préconisées par les gestionnaires d’espaces naturels ou les collectivités, à des échelles territoriales cohérentes. 

Ces actions sont ciblées sur la sensibilisation des citoyens et des décideurs locaux ainsi que sur les lycéens du territoire, à travers 4dispositifs régionaux : Ecogestes Méditerranée, Info’Eau Mer, Eco attitude et Calypso.

  • Ecogestes Méditerranée 

La campagne Ecogestes permet chaque année, du mois de juillet au moins de septembre, d’aller à la rencontre des plaisanciers et des acteurs de la plaisance. L’objectif est de les sensibiliser à des gestes concrets pour réduire l’impact de la plaisance sur le milieu marin et favoriser ainsi le maintien de la biodiversité, la préservation des ressources et la réduction des polluants.

Plus d'info sur https://ecogestes-mediterranee.fr/

  • Inf’eaumer 

La campagne Inf’eaumer permet d’informer les usagers des plages et de discuter avec eux sur les enjeux liés à la préservation des milieux aquatiques et à la protection de la Méditerranée, les risques liés au soleil et les bonnes pratiques de tris de déchets. L’objectif est d’informer et de sensibiliser par une approche ludique et éducative, avec notamment des jeux et des activités récréatives, de favoriser l’appropriation et la compréhension des actions de gestion du littoral menées par les communes, de développer un tourisme plus respectueux, et de recueillir des informations sur la perception des usagers concernant l’environnement à travers des enquêtes d’opinion. 

Inf’eaumer est présent du mois de juillet au mois de septembre.

Plus d'info sur http://www.infeaumer.org/

  • Eco attitude :

A l’aide de conférences interactives, agrémentées de quizz sur des thèmes concernant l’environnement marin et terrestre, la géographie régionale, la culture et le patrimoine de la Provence et de la Côte d’Azur, cette campagne sensibilise les vacanciers, du 15 Juin au 15 Septembre, à l’adoption de comportements éco-responsables et au respect du patrimoine naturel et culturel de notre région.
Testez-vous avec les quizz sur la découverte du patrimoine naturel local et sur les écogestes à adopter au quotidien et en vacances pour préserver l’environnement.

Calypso   

Calypso est un dispositif qui propose aux lycéens des départements des Bouches du Rhône, du Var, et des Alpes Maritimes, de monter des projets en 21 heures de pédagogie, liés au développement durable maritime et littoral à travers un thème identifié. Pour l’année 2020-2021, le thème choisi est la posidonie.

Ces projets sont construits en 4 étapes :

  • Identifier une problématique locale en lien avec la mer et le littoral
  • Réaliser un projet sous toutes formes d’expression scientifique, créative et/ou artistique
  • Diffuser le sujet lors d’une grande restitution départementale qui a lieu au mois de mai
  • Présenter une vidéo ou un diaporama du travail produit afin qu’il puisse être diffusé sur les sites web des partenaires.

L’objectif de ce dispositif est de porter à la connaissance des lycéens les problématiques de gestion partagée de la mer et du littoral, de favoriser la découverte et l’orientation des jeunes vers des parcours liés aux métiers de la mer et de comprendre les enjeux liés au changement climatique en Méditerranée.

En 2020, 1196 élèves répartis en 54 classes dans 38 lycées ont bénéficié de ce dispositif.

Le dispositif Calypso est mené en collaboration avec l’Education Nationale et 9 structures de l’éducation au développement durable maritime.

Consultez la plaquette Calypso pour plus d'informations

L'appel à projet "Adaptation des littoraux au changement climatique"

Cet appel à projet a pour ambition d’accompagner les collectivités pour faire des territoires littoraux des espaces résilients face au dérèglement climatique et au changement global annoncé. Pour le consulter et canditater : https://www.maregionsud.fr/aides-et-appels-a-projets/detail/adaptation-des-littoraux-au-changement-climatique 

La Région contribue au soutien de l’économie régionale en soutenant les acteurs de la vie économique maritime. Il s’agit notamment de favoriser la création d’emplois maritimes par le développement des entreprises, la recherche et l’innovation dans les secteurs clefs de l’économie régionale et la promotion des métiers de la mer.

Le développement des partenariats, le soutien aux projets d’accompagnement des entreprises et la promotion des métiers de la mer

Il s’agit d’accompagner le développement des activités liées au nautisme en partenariat avec des acteurs incontournables qui contribuent au développement durable des activités maritimes, tels que la Fédération des Industries Nautiques, les Chambres Consulaires et l’Union des Ports de Plaisance de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le soutien régional bénéficie également aux structures qui favorisent la promotion et la valorisation des métiers de la mer (IFREMER , Centres de recherche, Stations marines l’Institut National de Plongée Professionnelle l’Institut Professionnel des Métiers de la Mer )

Il s’agit enfin de soutenir les projets qui participent au développement durable des activités économiques. A titre d’exemple, le financement d’équipements et aménagements dans des zones dédiées aux activités maritimes.

Le soutien à l’expérimentation et à l’innovation

La Région accompagne les structures qui mettent en œuvre des dispositifs innovants favorisant le développement de nouvelles filières (énergies marines renouvelables, biotechnologies, restauration écologique, dépollution des sédiments portuaires…).

La sécurité en mer

Provence-Alpes-Côte d’Azur est la première région maritime de France. Elle accueille chaque année, sur son littoral, près de 28 millions de touristes. La question de la sécurité en mer est donc stratégique pour le développement durable des activités maritimes et le bien-être de la population. La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer.

La SNSM est la seule organisation agréée dédiée au sauvetage en mer en France. Placée sous l’autorité de l’Etat, elle assure le service public du sauvetage en mer.

La Région Sud compte 21 stations de sauvetage et elle contribue à chaque renouvellement d’embarcations à hauteur de 25% du coût, le département concerné apportant également 25% du financement.

La SNSM a également pour objectif de contribuer, dans la cadre de la charte des ports de plaisance et de pêche, à valoriser les ports comme des outils stratégiques pour le développement durable du territoire et des activités maritimes, et à l’amélioration des conditions d’accueil des bénévoles dans les zones portuaires.

Plus d'infos sur https://www.snsm.org/ 

 

Fédérer pour accompagner et développer la politique maritime et littorale de la Région Sud

Créée en 2017, l’Assemblée Maritime pour la Croissance Régionale et Environnementale (AMCRE) est un espace de rassemblement, d’échange et de concertation, pour un travail partagé entre la Région Sud et les acteurs du milieu marin et du littoral visant à :

  • Renforcer l’identité maritime régionale par l’information et le dialogue ;
  • Favoriser le partage autour des enjeux de préservation de la Méditerranée ;
  • Inciter au partage de connaissance sur les sujets complexes et sensibles ayant trait au secteur marin ;
  • Constituer une Task Force au service des politiques économiques maritimes régionales ;
  • Faire émerger des projets de territoires structurants et des propositions novatrices.

Organiser pour favoriser les échanges

L’assemblée Maritime est composée de 119 membres représentatifs des acteurs du monde marin : des représentants des socio-professionnels, des institutionnels, des secteurs de la recherche, de l’innovation, de l’enseignement et de la formation, de la gestion des territoires côtiers et des mouvements associatifs, sportifs, culturels et éducatifs.

L’AMCRE se compose de 5 commissions :

  • Commission Génie écologique côtier :

Cette commission est présidée par M. François DE CANSON, délégué à la sécurité civile et aux risques majeurs, et a comme vice-présidentes, Annick MIEVRE, Directrice de la délégation PACA Corse chez Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, ainsi que Corinne TOURASSE, directrice de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement PACA.

Ces travaux sont consacrés aux thématiques suivantes : adaptation du littoral aux changements climatiques, organisation des mouillages, restauration écologique,…

  • Commission Pêche-Aquaculture :

Cette commission est présidée par M. Roger ROUX, délégué aux ports de plaisance, et a comme vice-présidents, Eric LEVERT, directeur de la Direction InteRégionale de la Mer Méditerranée, ainsi que Christian MOLINERO, président du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins PACA

Ses travaux sont consacrés à la valorisation des savoir-faire des métiers de la pêche et des cultures marines, à la promotion des produits de la mer régionaux, à la prise en compte des intérêts méditerranéens régionaux au niveau européen (Fonds européens pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture).

  • Commission Plaisance et Nautisme :

Cette commission est présidée par M. Richard MIRON, Président de la commission Biodiversité, Parcs naturels régionaux et Mer, et a comme vice-présidents, Véronique TOURREL, déléguée générale à l’Union des Ports PACA, ainsi que Eric MABO, délégué général adjoint à la Fédération de l’Industrie Nautique.

Ses travaux sont consacrés à une meilleure connaissance du poids socio-économique des activités nautiques en région et à leur promotion au-delà des frontières de la Région SUD.

  • Commission Energies Marines :

Cette commission est présidée par Mme Béatrice ALIPHAT, et a comme vice-présidents, Eric LEVERT et Patrick BARAONA, Directeur du Pôle Mer Méditerranée.

Ses travaux sont consacrés à la promotion des énergies marines renouvelables et notamment l’éolien flottant.

  • Commission Sensibilisation des publics :

Cette commission est présidée par Mme Mireille BENEDETTI, Conseillère régionale, et a comme vice-présidents, Richard CHEMLA, président du Centre de découverte Mer et Montagne, ainsi que Céline MAURER, responsable de l’antenne méditerranée de l’Office Français pour la Biodiversité.

Ses travaux sont consacrés à la sensibilisation des publics aux enjeux du territoire régional.

Plus d'infor sur: http://www.reseaumer.org/ 

Contact : assembléemaritime@remove-this.maregionsud.fr