Energies Renouvelables

Parce qu’Écologie et Économie ne sont pas des notions antagonistes, la Région Sud veut être le premier territoire français à réaliser les objectifs des Accords internationaux sur le Climat de Paris en mobilisant la totalité de ses capacités de production en énergies renouvelables. 

Forte de son potentiel environnemental unique, la Région Sud, au travers de son Plan Climat, ambitionne une neutralité carbone d’ici 2050 et une couverture pour moitié de sa consommation énergétique grâce aux énergies respectueuses de l’environnement. 

La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur est la plus ensoleillée de France avec une moyenne de plus de 2800 heures d’ensoleillement par an, permettant une production annuelle des panneaux solaires photovoltaïques (PV), pouvant atteindre jusqu’à plus de 1500 kWh/kWc. 

Cet atout naturel, couplé à une forte dynamique des acteurs de la filière, permet à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur d’être parmi les territoires les plus dynamiques de France, avec 1 100 MW d’installations à fin 2017 (centrales au sol et installations sur toitures).

Notre région représente plus de 14% de la puissance métropolitaine. Le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), établi en 2013, avait retenu 2 300 MW de puissance pouvant être installée dans de bonnes conditions d’acceptabilité sociale à l’horizon 2020 et pas moins de 4 450 MW à l’horizon 2030. A ce jour, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur atteint près de 50% de l’objectif de 2020 et du quart de l’objectif 2030. 

Les appels d’offres nationaux lancés depuis 2011 ont permis ce rythme de croissance dans la région, principalement grâce à 3 départements de la région (Var, Bouches-du-Rhône et Alpes de Haute-Provence).

Dans le cadre de la stratégie neutralité carbone déclinant le plan climat « une COP d’avance », les objectifs pour le solaire photovoltaïque ont fortement augmenté, passant à 11 000 MW en 2030 et 45 000 MW en 2050.

En savoir plus sur le Plan Climat


Afin de répondre à ces objectifs particulièrement ambitieux, la Région a renforcé son cadre d’intervention sur cette filière : cadastre énergétique, soutien à la décision, soutien à l’investissement (autoconsommation, injection réseau), en priorisant les installations sur toitures, ou sur du « nouveau » foncier, tel que les parkings (ombrières), plans d’eau (parcs flottants), etc.

 

Une attention particulière est portée aux projets d’autoconsommation, qui permettent notamment de soulager les contraintes du réseau électrique et se révèlent, pour des petites puissances, plus avantageux financièrement que les projets en injection.  

Enfin, les projets impliquant les acteurs du territoires, citoyens ou entreprises, et/ou portés par les collectivités sont également importants afin d’optimiser les retombées économiques localement et favoriser l’acceptation de ces équipements.

Contacts : 
Jocelyn Esperon –  jesperon@remove-this.maregionsud.fr    
Gaetan Burle - gburle@remove-this.maregionsud.fr 
Marie-Aimée QUADRIO – maquadrio@remove-this.maregionsud.fr

La place de l’hydroélectricité dans le mix énergétique est importante car c’est une énergie qui, par sa souplesse (démarrage rapide et montée jusqu’à la pleine puissance en quelques minutes, et stockage possible) permet de bien répondre aux besoins de consommation et de stabiliser la production d’autres énergies renouvelables, souvent dépendante des conditions météorologiques (photovoltaïque, etc). 

La Région Sud- Provence-Alpes-Côte d’Azur est la troisième région hydroélectrique en France, tant au niveau de parc installé qu’au niveau de la production. Elle compte un parc d’environ 164 centrales en service, notamment le long de la Durance et du Verdon. Ce parc permet d’atteindre une puissance de plus de 3222 MW installés dont 143 installations en petite hydroélectricité.   Cela correspond à une puissance comparable à 2 à 3 tranches de centrale nucléaire.

Dans le cadre de la stratégie neutralité carbone déclinant le plan climat « une COP d’avance », il est attendu pour l’hydroélectricité 3908 MW en 2023 et 4100 MW installés en 2050, soit une légère progression par rapport à la puissance actuelle. 

Cette progression est principalement basée sur l’optimisation des centrales hydrauliques existantes et le développement de la petite, micro et pico hydraulique.  En effet, les sites les plus importants sont dorénavant équipés, et le temps des petits générateurs est arrivé, et l’exploitation de certains canaux (irrigation, eau potable) est étudiée. 

Actuellement plusieurs projets, certains portés par des collectifs de citoyens ou par des communes, d’autres par des développeurs/producteurs (entreprises exploitant des installations d’énergies renouvelables) sont en cours de développement, généralement sur le territoire Alpin (Alpes de Haute Provence, Hautes-Alpes et Alpes Maritimes).

Enfin, une des priorités régionales dans le cadre du Plan Climat est le développement du stockage d’énergie par le biais de pompages réversibles, qui permet de contribuer notamment aux réseaux intelligents (Station de Transfer d’Energie par Pompage : STEP) Lien ? . Un des projets phare de ce type de technologie et de conciliation entre les usages de l’eau et de l’énergie est le projet de Puimichel  lien ? (Alpes de Haute Provence) en cours de développement.

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur peut soutenir en partenariat avec l’ADEME les études de faisabilité de ce type de projets.

Contact : Marie-Aimée QUADRIO – maquadrio@remove-this.maregionsud.fr

La Région Sud bénéficie grâce à son climat d’un fort potentiel de développement de la chaleur solaire. Dans le cadre de la trajectoire neutralité carbone, les objectifs fixés concernant le solaire thermique collectif pour la Région Sud sont de 1000 MW installés en 2030 et 2065 MW en 2050 contre 20 MW aujourd’hui. Cela correspond à l’installation d’environ 660 000 m² de capteurs solaires d’ici 2030. 

La chaleur solaire collective est la valorisation d’une ressource renouvelable et gratuite – le soleil – pour produire de la chaleur afin de répondre à un besoin collectif. La technologie du solaire thermique collectif bénéficie de plus de 30 ans de retours d’expérience. D’après une étude réalisée par le Crigen*, le solaire thermique est devenu le système de production d’énergie le plus performant du marché. Sur les 5 postes réglementaires, c’est la solution qui assure la consom¬mation globale la plus faible, partout en France, quelle que soit la taille du bâtiment collectif considéré. Les principales applications sont la production d’eau chaude sanitaire (pour l’habitat, l’hôtellerie, les établissements de santé, …), le chauffage et le rafraîchissement de bâtiments, la fourniture de chaleur < à 100 °C pour l’industrie et l’agriculture, l’alimentation de réseaux de chaleur et le chauffage de l’eau des bassins de piscine.

Dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région (CPER) la Région accompagne les projets de solaire thermique collectifs, aux côtés de l’ADEME.

Les critères d’intervention sont donnés dans le documents suivant. Lien vers critères d’intervention solaire thermique.

Contact : Florence VENTURA - fventura@remove-this.maregionsud.fr
Plus d’information sur le solaire thermique collectif ici : solaire-collectif.fr

*Etude Crigen « Positionnement technico-économique RT 2012 des solutions solaires thermiques et concurrentes en secteur résidentiel dans un contexte de bonification du COS »

Dans le cadre du Contrat de Plan État Région (CPER) la Région accompagne aux côtés de l’Ademe les projets de géothermie, de thalassothermie, de récupération de chaleur, ainsi que les réseaux de chaleur et de froid associés.

Les réseaux de chaleur constituent en effet une opportunité territoriale de développement des énergies renouvelables thermiques. Le développement des réseaux de chaleur urbains modernes et performants (basés sur des production ENR) est l’une des façons les moins chères et les plus efficaces de réduire les consommations d’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre.

La production de biogaz via le procédé de méthanisation constitue une réponse aux enjeux de développement des énergies renouvelables et de valorisation des déchets organiques, dans une logique d’économie circulaire, et dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. La méthanisation est donc à la fois une filière de traitement des déchets organiques, de production d’énergie renouvelable et de production de fertilisant organique.

Dans le cadre de la trajectoire neutralité carbone, les objectifs fixés concernant la méthanisation pour la Région Sud sont de 267 MW installés en 2030 et 570 MW en 2050, ce qui correspond à la construction d’environ 330 unités de méthanisation d’ici 2030, contre 6 unités en fonctionnement aujourd’hui dans la Région. Il y a donc un fort enjeu de développement de la filière, de sa structuration jusqu’à sa massification.

Afin de répondre à ces enjeux, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a développé un cadre d’intervention régional pour la production de biogaz, visant le soutien à l’amorçage des projets de méthanisation ainsi que le soutien à leur réalisation. Le cadre d’intervention concerne tous types de projets de méthanisation : les unités agricoles, les unités collectives, les unités industrielles, les unités territoriales, ainsi que les unités sur station d’épuration. Il cible également les filières d’avenir de production de biogaz que sont la gazéification et le power-to-gaz (hydrogène).

Contact : Florence VENTURA - fventura@remove-this.maregionsud.fr

Metha’Synergie
La dynamique des acteurs de la filière méthanisation a donné lieu à la création d’une marque commune Métha’synergie pour rassembler sous une même identité les actions méthanisation en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’objectif est de fédérer les différents acteurs de la filière (Région, ADEME, Chambre Régionale d’Agriculture, GERES, DREAL, GRT, GRDF) vers un objectif commun : le développement de la méthanisation en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les actions communes menées sous le nom de Métha’synergie s’inscrivent plus généralement dans le programme d’action du comité de chaine de valorisation méthanisation. 

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