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Le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET), devenu le document de référence pour la planification régionale, doit désormais prendre en compte les exigences renforcées de la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) et des objectifs européens révisés, notamment la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Dans ce contexte, la Région a engagé une réévaluation de sa trajectoire énergétique et climatique afin d’assurer la cohérence de ses orientations avec les nouvelles obligations nationales et européennes.
Avec 1000 km de côtes concentrant 65 communes et plus de 70% de la population régionale, le phénomène de dérèglement climatique avec le changement global qu’il annonce devient un enjeu prioritaire pour l’ensemble des décideurs et des citoyens. La transition vers un développement plus durable passe par la valorisation, la protection et la gestion de son patrimoine naturel marin et littoral et par la nécessité de concilier économie maritime et environnement.
La Région Sud accompagne le développement des secteurs de la pêche, de l’aquaculture et de la transformation des produits de la mer. Son soutien contribue également à la compétitivité et à l’animation de ces secteurs, tout en favorisant une exploitation durable des ressources halieutiques dans un souci constant de recherche de qualité et de respect des règlementations et de la saisonnalité.
C’est d’ailleurs dans cette optique et en concertation avec le Comité Régional des pêches maritimes et des élevages marins Provence-Alpes-Côte d’Azur et avec les deux comités départementaux du Var et des Alpes maritimes que la Région Sud a souhaité permettre aux professionnels de la filière pêche et aquaculture, ainsi qu’aux transformateurs régionaux, d’intégrer la démarche régionale de mise en avant des producteurs et produits locaux 100%Valeurs du Sud, en lien avec le Plan Climat régional.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nautisme est une filière d’excellence soutenue dans le cadre de l’Opération d’intérêt Régional Economie de la mer, qui pèse plus d’1.5Mds€ de Chiffre d’affaires et crée plus de 12000 emplois. Mais plus encore, il est un secteur stratégique pour l’aménagement et le développement durable du territoire car il a des incidences majeures sur l’économie résidentielle, l’environnement et la vie socio-culturelle locale et est enclin aux effets du changement climatique. Aussi, le nautisme fait l’objet d’un accompagnement spécifique par la Région qui accompagne les principaux acteurs de la filière au travers des démarches partenariales structurantes que ce soit pour la modernisation des ports de plaisance, la protection du milieu naturel, le soutien aux entreprises et à l’emploi ou le développement de la pratique sportive.
Avec ce dispositif unique en France, qui emporte une grande adhésion, la Région soutient avec son partenaire l’Union des ports de plaisance de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Monaco, la modernisation des ports de plaisance comme un enjeu majeur pour le déploiement des politiques structurelles en lien avec la transition écologique et énergétique et le développement de l’économie locale.
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la charte des ports(pdf - 8.98 Mo)
Depuis 2024, les certifications « Ports Propres » et « Ports Propres actifs en biodiversité » qui ont initiées par la Région et l’Union des ports de plaisance de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Monaco sont érigées en norme internationale ISO 18725. Cette consécration valorise l’exemplarité des ports de plaisance régionaux pour la qualité de leur gestion environnementale et leur engagement pour la préservation de la biodiversité.
Plus d'infos
Consultez la carte des Ports Propres(pdf - 46 Mo)
Différentes actions sont entreprises par la Région Sud pour favoriser l’accès à la mer et la pratique des activités sportives et de loisirs. Il s’agit principalement de favoriser : Le maintien et le développement d’équipements pour la mise à l’eau d’embarcation sur remorques
La région Sud est la première région maritime de France avec plus de 120 000 emplois affectés dans de nombreuses filières d’excellence. La construction et la réparation navale, le transport maritime, le nautisme, les énergies marines renouvelables, l’exploration sous-marine, le tourisme durable, les sciences et technologies de la mer ou encore la pêche et l’aquaculture sont engagées dans des dynamiques fortes animées par la transition écologique et énergétique, les biotechnologies et l’émergence de nouveaux besoins en produits et services. Ces filières en France et en région offrent un potentiel de développement très important pour la création de richesses et d’emplois. Le Cluster Maritime Français estime que d'ici à 2030, l’économie bleue pourrait créer, dans notre pays, plus 600 000 emplois.
La Région est engagée aux côtés de nombreux acteurs publics et privés pour soutenir le secteur de l’économie maritime (en particulier dans le cadre de l’Opération d’Intérêt Régional Économie de la Mer), promouvoir les métiers de la mer auprès des jeunes, développer des formations adaptées aux besoins des entreprises et soutenir la création d’emplois.
La Région accompagne les structures qui mettent en œuvre des dispositifs innovants favorisant le développement de nouvelles filières (énergies marines renouvelables, biotechnologies, restauration écologique, dépollution des sédiments portuaires…).
Provence-Alpes-Côte d’Azur, première région maritime de France, accueille chaque année, sur son littoral, près de 28 millions de touristes. La question de la sécurité en mer est donc stratégique pour le développement durable des activités maritimes et le bien-être de la population. La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer. Elle compte 21 stations de sauvetage sur le littoral régional. La Région dispose d’une convention de partenariat avec la SNSM pour soutenir le modèle de sauvetage basé sur le bénévolat. Elle soutient toutes les actions qui visent à améliorer les conditions d’accueil et d’intervention des bénévoles de la SNSM ainsi que le renouvellement des unités de sauvetage présentes dans les stations du littoral.
Ce programme rassemble plusieurs dispositifs :
La Région Sud accompagne les initiatives visant à enrichir les connaissances sur les écosystèmes marins et littoraux, à accompagner les opérations de restauration écologiques des petits fonds côtiers, ainsi que la gestion des aires marines protégées, dans le but de préserver, de réhabiliter et de valoriser la biodiversité littorale et marine.
Les zones côtières de Méditerranée - et en particulier les petits fonds côtiers - sont des habitats riches et fragiles qui abritent des écosystèmes précieux pour la résilience de nos côtes face au changement climatique. En particulier la posidonie - une plante à fleur sous-marine endémique de la Méditerranée - véritable forêt sous-marine, occupe seulement 1% des fonds mais regroupe 25% de la faune et de la flore méditerranéenne. C’est une espèce protégée au niveau national et européen.
La posidonie assure sous toutes ses formes (vivante et morte), de multiples fonctions écologiques : abris, frayères, nurseries, piège à carbone et oxygénation du milieu marin, stabilisation des fonds et protection contre l’érosion des plages.
Pour accompagner la préservation de cet écosystème typiquement méditerranéen, la Région s’est engagée dans le réseau Alliance Posidonia , aux côtés d’acteurs publics et privés, pour faire émerger une prise de conscience auprès des citoyens, des élus, des plaisanciers et de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux sur le littoral méditerranéen français.
Pour en savoir plus : Alliance Posidonia
Un de axes prioritaires de la Région est également l’accompagnement au développement des zones mouillages écologiques afin de soutenir le développement durable des activités nautiques (plaisance et plongée en particulier) sur le littoral.
Le rôle des dépôts de feuilles mortes de posidonie est primordial. Les feuilles vivent environ un an. A leur mort, la majorité sont déposées sur les plages par les vagues et forment ce que l’on appelle des banquettes. Les banquettes de posidonie, échouées sur les plages, forment un écosystème productif remarquable qui contribue au maintien du trait de côte en limitant l’érosion du littoral. La Région s’engage pour favoriser le maintien de ces banquettes sur ses plages.
Dans le cadre d’un programme INTERREG MED (POSBEMED), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en collaboration avec des structures méditerranéennes de cinq autres pays nord méditerranéens, à déployer des démarches pour mutualiser les expériences et diffuser les bonnes pratiques afin de favoriser le maintien des banquettes de posidonie sur les plages et ainsi accroitre la résilience des territoires face au changement climatique en Méditerranée.
Dans le cadre du projet POSBEMED 2, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a élaboré et anime une Charte d’engagement pour des plages de caractère en Méditerranée, afin de fédérer les acteurs méditerranéens favorables au développement de solutions fondées sur la nature. Un groupe de travail, mis en place dans la cadre du Parlement de la Mer, réuni et coordonne les actions des acteurs engagés dans la charte.
En savoir plus sur la charte d’engagement pour des plages de caractères et préserver ainsi nos rivages : Plateforme de mobilisation
Contact : cgaucherand@maregionsud.fr
Le littoral de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur concentre une part importante de la population et des activités économiques : 60% des nuitées estivales se font sur le littoral et 80 % de la population régionale vit sur une bande littorale large de 25 km.
L’action foncière du Conservatoire du littoral s’exerce, depuis sa création en 1975, de manière ciblée et concertée sur les vastes espaces naturels non urbanisés du littoral et des espaces lacustres du territoire régional. La superficie aujourd’hui préservée en Région SUD par le Conservatoire du littoral s’élève à plus de 45 000 ha sur le littoral et près de 1 800 ha sur les rivages de Sainte-Croix et de Serre Ponçon (chiffres au 30 décembre 2025).
Un partenariat entre la Région et le Conservatoire du littoral a été établi depuis 1989 au travers de conventions tripartites avec les Départements en faveur de la gestion des sites. Ce partenariat s’est étendu depuis les années 2000 via une première convention cadre, renouvelée tous les 5 ans.
Plus d'infos sur www.conservatoire-du-littoral.fr
La Région apporte son soutien à la préservation des écosystèmes marins en accompagnant les initiatives locales en faveur de la protection du milieu marin. L’appui aux aires marines protégées impliquant l’ensemble des usagers et acteurs professionnels de la mer, est un objectif essentiel. Il doit permettre de renforcer l’opérationnalité et l’efficacité de ces zones, et concourir à une meilleure appropriation par les usagers des réglementations encadrant les activités impactantes, notamment en période de fortes fréquentations.
C’est dans cet objectif qu’a été lancé le dispositif de la Garde Régionale marine, qui soutient le recrutement de personnels saisonniers dans les aires marines protégées de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur une période d’embauche couvrant tout ou partie de la période estivale, pour des missions de surveillance des plans d’eau (en lien avec le personnel permanent de la structure employeuse), suivis de fréquentation, sensibilisation du public…
La Région Sud accompagne les territoires dans leurs programmes d’adaptation aux risques côtiers (érosion du littoral, montée du niveau marin, submersion marine). Elle soutient notamment les démarches d’amélioration de la connaissance (aléas, enjeux, etc.), la définition de mesures de gestion et la réalisation de travaux d’adaptation (démantèlement, création ou renforcement d’ouvrages, etc.) avec comme priorité l’application de solutions dites « fondées sur la nature ». Les projets envisagés doivent être intégrés dans des Stratégies Locales de Gestion Intégrées de la Bande Côtière. Ceci afin d’assurer une approche concertée et de planifier des opérations priorisées à court, moyen et long terme. Ces stratégies doivent être portées à l’échelle intercommunale pour intégrer les cellules hydro-sédimentaires et être, à terme, en cohérence avec les SCOT. Conformément aux objectifs du SRADDET, la Région Sud incite les intercommunalités littorales concernées à réaliser leurs cartographies d’exposition au recul du trait de côte à 30 ans et 100 ans. Ceci doit permettre d’anticiper les éventuelles recompositions spatiales ou replis stratégiques rendus nécessaires par la progression du recul du rivage. Ainsi, des outils d’accompagnement technique (convention avec le CEREMA) et financier sont déployés par l’institution régionale.
A noter que la Région Sud, en partenariat avec la DREAL PACA, anime un observatoire sur cette thématique ; la plateforme « MONLITTORAL ». Ce site web permet de bancariser des données et de présenter des retours d’expériences probants. Un Conseil Scientifique intervient également pour éclairer les sujets et les expertises proposées.
La Région se mobilise pour anticiper les effets du changement climatique, contribuer à la réduction des déchets, préserver la biodiversité et restaurer les milieux naturels. Dans ce cadre, elle a mis en place des actions de sensibilisation des différents publics pour faire évoluer les comportements vers plus de responsabilisation et de mobilisation. Ses ambitions sont de déployer des dynamiques profondes de changement de comportement durables, d’amorcer des actions pertinentes et adaptées localement et de développer des synergies individuelles et collectives.
Calypso est un programme pédagogique piloté et financé par la Région Sud en collaboration avec l’Education Nationale et cofinancé à partir de la rentrée 2026-2027 par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse dont l’ambition est de sensibiliser les lycéens afin de faire évoluer leurs comportements vers plus de responsabilisation et de mobilisation.
Proposé à l’ensemble des lycées publics de la région, ce dispositif unique en France se décline sur différentes thématiques :
Ecogestes Méditerranée est une campagne de sensibilisation à la préservation des habitats marins et littoraux le long de la Méditerranée française. Véritable action collective à l’échelle de la façade maritime depuis 2021, la campagne a été initié dès 2002 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle permet de sensibiliser les plaisanciers et autres usagers de la mer pour les inciter à des changements de pratiques, à la fois en termes de comportements et d’équipements, dans l’objectif de réduire les impacts dus aux usages.
En savoir plus
La campagne Inf’eaumer permet d’informer les usagers des plages et d’échanger avec eux sur les enjeux liés à la préservation des milieux aquatiques et à la protection de la Méditerranée, et les bonnes pratiques de tris de déchets. L’objectif est d’informer et de sensibiliser par une approche ludique et éducative, avec notamment des jeux et des activités récréatives, de favoriser l’appropriation et la compréhension des actions de gestion du littoral menées par les communes, de développer un tourisme plus respectueux, et de recueillir des informations sur la perception des usagers concernant l’environnement à travers des enquêtes d’opinion. Inf’eaumer est présent du mois de juillet au mois de septembre sur 48 communes.
Plus d'info sur www.infeaumer.org
A l’aide de conférences interactives, agrémentées de quizz sur des thèmes concernant l’environnement marin et terrestre, la géographie régionale, la culture et le patrimoine de la Provence et de la Côte d’Azur, cette campagne sensibilise les vacanciers, pendant la période estivale, à l’adoption de comportements éco-responsables et au respect du patrimoine naturel et culturel de notre région.
Testez-vous à la découverte du patrimoine naturel local et sur les écogestes à adopter : Quiz interactif
La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur doit son statut et son identité de grande région maritime non seulement à ses caractéristiques géographiques (1 000 km de côtes), démographiques (70 % de sa population sur le littoral) et économiques (120 000 emplois liés à la mer) mais aussi à la richesse de la biodiversité marine et au dynamisme de ses acteurs maritimes.
La Méditerranée est un espace stratégique pour l’aménagement et le développement durable de la région. Encore largement méconnue et sous-exploitée, elle offre des perspectives nouvelles avec la promesse d’une capacité de croissance bleue durable. Elle est cependant soumise à de très grosses pressions d’origines anthropiques et au changement climatique qui nécessitent d’engager des politiques structurantes fortes pour préserver le milieu marin et les activités humaines.
Inondation, sécheresse, séisme, mouvement de terrain, feux de forêt, submersion marine, avalanche... la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur est particulièrement vulnérable aux risques naturels, aujourd’hui accentués par une démographie et une urbanisation galopante.
Pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les impacts sur l’augmentation des phénomènes extrêmes et les risques naturels constituent des enjeux majeurs à relever pour poursuivre le développement du territoire.
Un outil au service de la prévention et de la gestion des risques : l’Observatoire régional des risques majeurs. Il s’agit d’un portail d’accès aux données sur les risques majeurs présents sur notre territoire, permettant d’améliorer la connaissance et partager l’information.
Compte tenu de ce contexte et des enjeux sur le territoire régional, la Région, forte de ses compétences en matière de développement économique et touristique, d’aménagement du territoire, et de chef de filât biodiversité met en œuvre une politique régionale des risques naturels pour accompagner les territoires dans leur adaptation au changement climatique et à la gestion des risques naturels.
ZOOM sur la stratégie régionale
La politique régionale des risques votée a pour objectifs :

Avec 1,6 million d'hectares, les forêts de Provence-Alpes-Côte d’Azur font partie intégrante du patrimoine régional naturel à préserver : pour notre bien-être, pour la beauté de notre territoire et pour la sauvegarde de la filière sylvicole.
Depuis 2018, la Région Sud a pris des mesures autour du dispositif « guerre du feu » et invite les citoyens à agir. Du petit geste du quotidien à la patrouille dans les collines avec les Réserves communales de Sécurité Civile et les Comités Communaux Feux de Forêts (CCFF) jusqu’à l’engagement en tant que pompier volontaire, chacun à notre niveau, le mot d’ordre est simple : ne laissons pas notre maison brûler.
En savoir plus sur la Prévention incendie
La Région Sud se caractérise par une grande diversité de territoires et d’enjeux :
Le risque inondation est très présent sur l’ensemble du territoire régional, comme en témoignent ces quelques chiffres :
La Région Sud est partenaire du Plan Rhône-Saône, un contrat de plan interrégional (CPIER) qui réunit l’État, les Régions du bassin du fleuve Rhône et de son principal affluent – la rivière Saône –, le Comité de bassin, EDF et la Compagnie nationale du Rhône.
Il s’agit d’un projet d’aménagement durable du territoire articulé autour de grandes priorités :
Le volet inondation est le volet prioritaire du Plan. La Région participe au financement des travaux prévus avant le transfert de la compétence GEMAPI. Il s’agit d’une partie des travaux d’endiguement du SYMADREM sur le Rhône, ainsi que la protection des îles PIOT-BARTHELASSE à Avignon. Quelques actions d’éducation aux territoires ou de culture du risque peuvent être ponctuellement financés.
Plus d’infos : plan-rhone.fr
En zone de montagne, les aléas naturels peuvent se cumuler sur un même territoire. Sur le Massif alpin, ces aléas naturels sont pour l’essentiel constitués par les mouvements de terrain, les avalanches, les inondations ou encore les incendies pour la partie la plus méridionale du massif. Les crues torrentielles font partie des risques naturels les plus dommageables.
La « zone montagne » couvrant une part importante du territoire régional, la prise en compte des risques naturels en montagne est un véritable enjeu pour la Région, notamment lorsqu’il s’agit de décliner de manière efficiente sur ces territoires les politiques régionales d’aménagement et de développement économique. L’objectif de la Région aujourd’hui est de définir une politique de gestion innovante et volontaire des risques, associant sur un même territoire prévention, prévision, gestion des crises et retours d’expériences.
Dans le cadre du SRADDET, la Région affirme une ambition structurante. La transformation d’un modèle économique linéaire (produire – consommer – jeter) à un modèle économique circulaire ainsi que la préservation des ressources naturelles sont au cœur des orientations de la planification régionale des déchets intégrée au SRADDET, approuvé par arrêté préfectoral en juillet 2025.
Les objectifs définis dans le SRADDET reposent à la fois sur le respect de la hiérarchie des modes de traitement (prévention, réemploi, recyclage et en dernier ressort, valorisation énergétique et stockage) et sur un principe d’autonomie et d’autosuffisance de traitement par bassin de vie.
A l’échelle régionale, il est d’une part visé une autonomie dans la gestion des déchets, et d’autre part une réduction de 10 % des déchets non dangereux non inertes en 2025 par rapport à 2015, ainsi qu’une baisse de 15 % des déchets ménagers et assimilés par habitant en 2030 par rapport à 2010.
La Région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur fixe, dans le cadre de son SRADDET, à moyen et long terme (2030-2050), adopté en 2019 et modifié en 2025, des objectifs clairs pour transformer la gestion des déchets et accélérer la transition vers une économie circulaire.
Elle vise à réduire la production de déchets à la source, à renforcer la prévention, le réemploi et la réparation, et à améliorer le tri ainsi que le recyclage, notamment des biodéchets. La Région entend également limiter le stockage aux seuls déchets ultimes, réduire le recours à l’incinération et développer des synergies territoriales pour favoriser la valorisation locale des ressources.
Ces orientations sont adaptées aux spécificités régionales, marquées par une forte diversité territoriale et des contraintes logistiques importantes.
L’Observatoire régional des déchets et de l’économie circulaire constitue l’outil technique de référence pour la connaissance et le suivi des flux de déchets en Provence Alpes Côte d’Azur. Piloté par la Région, l’ADEME et la DREAL, il centralise, consolide et analyse les données issues des collectivités, des opérateurs et des filières REP afin d’alimenter le SRADDET et les politiques régionales.
Il assure le suivi des gisements, des modes de traitement, des performances de tri et de recyclage, ainsi que des indicateurs liés à la prévention, au réemploi et à la valorisation. L’Observatoire produit des tableaux de bord, des analyses territoriales et des séries d’indicateurs permettant d’évaluer l’atteinte des objectifs régionaux et d’orienter la planification. Il constitue un appui opérationnel pour les collectivités et les acteurs économiques dans la mise en œuvre de l’économie circulaire et l’optimisation de la gestion des ressources.
Le Tableau de Bord 2025 et les fiches de synthèse associées sont désormais téléchargeables sur le site de l’ORD&EC
www.ordeec.org
La planification régionale en matière de prévention et de gestion concerne toutes les catégories de déchets, hors nucléaire, qu’ils soient dangereux, non dangereux non inertes ou non dangereux inertes :
Le SRADDET doit prendre en compte les objectifs nationaux fixés par la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte du 17 août 2015, par la Loi AGEC de 2020 dont l’objectif prioritaire est la lutte contre le gaspillage visant à développer une économie circulaire, mais aussi les objectifs fixés dans le Plan Climat de la Région afin de développer un nouveau modèle économique, pour se diriger vers une économie circulaire, économe en ressources.
En effet, Le Plan climat 2025-2028 prévoit près de 6 milliards d'euros d'investissements sur quatre ans pour améliorer la qualité de vie et accélérer la transition écologique autour de six priorités.
Ces six priorités seront déclinées comme suit :
Les évolutions réglementaires nationales depuis 2020 visent à réduire les déchets dès la conception, supprimer progressivement le plastique jetable, développer le réemploi et la réparation, responsabiliser les producteurs, améliorer le tri et le recyclage, et aligner la France sur les ambitions européennes pour une économie réellement circulaire.
La priorité absolue est de produire moins de déchets, en favorisant la sobriété et l’écoconception
Les objectifs principaux sont de réduire de 15 % les déchets ménagers en 2030 par rapport à 2010, d’avoir une fin progressive des plastiques à usage unique d’ici 2040 et d’encourager la durabilité et lutter contre l’obsolescence programmée.
Concernant le développement massif du réemploi, de la réparation et de la réutilisation, l’ambition est de réduire le jetable au profit de nouveaux usages circulaires. Les mesures clés sont définies avec comme objectif de passer à 5 % du tonnage des déchets ménagers réemployés en 2030, généraliser le bonus réparation et le soutien aux réseaux de réparation et interdire la destruction des invendus non alimentaires.
D’autre part, l’ambition d’amélioration du tri et du recyclage est de rendre le recyclage plus performant en France. Le Tri obligatoire de 9 flux pour les entreprises dès 2025 (papier, plastique, verre, bois, textiles, biodéchets, plâtre, métaux, minéraux) est essentiel, l’extension du tri à la source des biodéchets à tous les acteurs et la traçabilité numérique obligatoire (Track Déchets) pour lutter contre les dépôts sauvages et mieux contrôler les flux, sont au centre des actions mises en œuvre.
Le SRADDET vise à mettre en place une politique d’animation et d’accompagnement des parties prenantes concernées par la prévention et la gestion des déchets, afin d’assurer la coordination nécessaire à l’atteinte des objectifs de la planification régionale de la prévention et de la gestion des déchets aux échéances 2025 et 2031. Il prévoit ainsi l’élaboration d’une « feuille de route » s’appuyant notamment sur certaines actions déjà recensées telles que le plan climat « Continuons notre Cop d'avance » ou le plan régional en faveur de l’économie circulaire porté par l’exécutif régional

8 millions de tonnes de matière plastique finissent en pleine mer chaque année. En Méditerranée, ce sont entre 1 000 et 3 000 tonnes qui flottent à la surface, notamment sous la forme de fragments de bouteilles, de sacs, d’emballage et de fils de pêche… Pour en finir avec les plastiques, la Région Sud a lancé un programme ambitieux visant « Zéro déchet plastique en Méditerranée en 2030 ».
Les actions se répartissent autour de 3 axes :
1- La préservation des milieux
La Région soutient les actions exemplaires en en matière de protection de la mer contre les macro-déchets, en particulier les plastiques, qui représentent à eux seuls 70 % des pollutions, notamment à travers l’appel à projets « Ensemble pour une nature zéro plastique »..
2- Le soutien aux collectivités exemplaires
L’idée est d’inciter les collectivités à montrer l’exemple afin d’entraîner les autres collectivités, les entreprises régionales et les associations vers une démarche zéro plastique.
La charte « Zéro Déchet Plastique », mise en œuvre par la Région Sud dans le cadre de son Plan Climat « Une COP d’Avance », vise à réduire significativement l’utilisation et la dispersion du plastique sur le territoire. Elle engage collectivités, entreprises, établissements scolaires et autres partenaires à adopter des pratiques responsables : sensibilisation aux enjeux environnementaux, réduction des plastiques à usage unique, renforcement du tri, amélioration de la gestion des déchets et organisation d’opérations de nettoyage. Depuis plusieurs années, la charte connaît une forte dynamique avec plus de 400 signataires mobilisés autour d’actions concrètes pour protéger les milieux naturels et la Méditerranée. L’animation et l’accompagnement technique de cette démarche sont confiés à l’ARBE, qui soutient les acteurs dans la mise en œuvre et le suivi de leurs engagements.
De plus, la Région Sud soutient depuis 2017 le réseau ReMed. Ce réseau, est un dispositif coordonné par l’association MerTerre qui rassemble associations, collectivités, écoles et citoyens pour lutter contre les déchets sauvages. Il organise des campagnes régulières de ramassage, mobilisant des milliers de participants et permettant la collecte de centaines de tonnes de déchets. Le réseau met également à disposition des outils pédagogiques et collaboratifs afin de renforcer la sensibilisation et contribuer efficacement à la protection du littoral méditerranéen
La Charte régionale zéro déchet plastique pilotée par la Région Sud est téléchargeable sur le site de l’ARBE
3- La mise en place d’un nouveau modèle d’économie circulaire autour du plastique
La Région soutient les initiatives innovantes ou expérimentales en matière d’écoconception, de prévention et de valorisation des déchets (opérations innovantes de collectes sélectives, de conteneurs innovants, d’études, de coopérations sur l’éco-conception ou le design, etc.)
Une mission d’animation et de concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques.
Depuis 2015, la Loi NOTRe permet aux Régions volontaires de renforcer leur engagement en matière de politique de l’eau, sur le terrain de l'animation et de la concertation. La Région Sud fait partie des quatre Régions françaises à avoir obtenu à ce jour cette délégation de l’Etat (avec Bretagne, Grand Est et Pays de la Loire) par l’arrêté interministériel du 9 juillet 2018.
Compte tenu de ses compétences dans le domaine de l’aménagement du territoire, du développement économique, de son chef de filat sur la préservation de la biodiversité et son rôle d’autorité concédante du canal de Provence. La Région Sud souhaitait tout naturellement prendre en charge cette animation régionale sur la thématique de l’eau.
La région possède des ressources en eau importantes et des aménagements performants qui permettent de sécuriser les usages d’une partie du littoral et de la basse Provence, même si, persistent des inégalités d’accès à la ressource sur le territoire : 21 bassins versants (sur les 60 que compte la région) sont identifiés comme déficitaires et nécessitent des actions fortes d’adaptation. Malgré sa performance, le modèle régional existant connaît aujourd’hui un certain nombre de limites. Deux principaux facteurs viennent particulièrement influencer ce fragile équilibre :
Dans le cadre du Plan Climat « Continuons notre Cop d’avance » adopté par la Région en 2025, qui constitue qui constitue la contribution opérationnelle de la Région à la planification écologique en région, la priorité est de répondre aux enjeux du changement climatique quant à la disponibilité de la ressource en eau sur le territoire régional (actions 30 à 37). L’action 32 de ce plan Climat peut être mise en avant : la Région accompagne le plan d’aménagement et d’investissement de la Société du Canal de Provence d’un montant de 751 millions d’euros sur la période 2018-2038 pour sécuriser l’approvisionnement en eau des territoires dans une logique d’adaptation au changement climatique et de souveraineté.
Suite à la sécheresse historique de 2022, la Région a spécifiquement élaboré un Plan d’actions pour l’eau dit « Plan Or bleu » (délibération du 24 mars 2023) articulé autour des 6 axes suivants :
La Région travaille aux enjeux de protection de la ressource en eau, de restauration des milieux naturels et de pérennisation des usages. Un travail, qui a permis d’élaborer la Charte Régionale de l’eau dont la déclinaison opérationnelle a donné naissance à une instance l’AGORA (Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en eau et des Aquifères) qui réunit à ce jour une centaine d’acteurs de l’eau et de l’aménagement du territoire. Cette assemblée s’appuie sur l’Agence Régionale pour la Biodiversité et l’Environnement (ARBE) qui anime l’Observatoire Régional des Milieux Aquatiques et le Réseau Régional des Gestionnaires de Milieux Aquatiques.
La mission s’inscrit en complémentarité des actions locales et prend en compte les spécificités régionales de gestion de l’eau.
Pour anticiper les changements à venir, la Région a initié depuis 2009, en partenariat avec l’Etat et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, une réflexion stratégique et s’est engagée dans une démarche : le SOURSE
Dès 2009, la Région a initié, en partenariat avec l’Etat et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, une réflexion stratégique pour anticiper les changements à venir. Cette démarche a débuté par l’élaboration du Schéma d’Orientations pour une Utilisation Raisonnée et Solidaire de la Ressource en Eau, consultable sur le site de l'OREMA
Les 2 grands objectifs fondateurs du SOURSE :
L'OREMA fait également partie des partenaires privilégié de la Région Sud. Cet Observatoire, animé par l’ARPE , est un outil partenarial au service des élus et collectivités de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il collecte, analyse et diffuse les informations régionales sur l’eau et les milieux aquatiques avec un triple objectif :
Les impacts du changement climatique, un accroissement de la population et une tendance à l’étalement urbain ont conduit la Région Sud à élaborer une nouvelle stratégie sur l’hydraulique agricole et la ressource en eau : Le Plan Climat, une COP d’avance repose sur 100 actions qui place Provence-Alpes-Côte d’Azur en moteur des accords sur le climat et le ressource en eau est bien sûr aux premières loges.
Parmi ses actions, les mesures 62, 63 et 64 : Protéger les ressources en eaux superficielles et souterraines, Restaurer le bon fonctionnement des Rivières pour lutter contre les inondations et préserver la biodiversité et Promouvoir et décliner la Charte régionale de l’eau auprès des communes.
Dans la suite des travaux du SOURSE qui ont été finalisé en 2013, l’ambition de la Charte est de fédérer l’ensemble des acteurs régionaux, qu’ils soient élus ou institutionnels, gestionnaires ou usagers de la ressource, impliqués dans la protection des milieux aquatiques la gestion de la ressource en eau ou dans l’aménagement du territoire, autour des mêmes orientations stratégiques dans un cadre d’actions communs.
Aujourd’hui signée par près de 115 membres, elle promeut un objectif majeur : «garantir durablement l’accès à l’eau pour tous en région». Pour sa mise en œuvre, il a été créé une instance de concertation à l’échelle régionale : l’AGORA.
L’Assemblée pour une Gouvernance Opérationnelle de la Ressource en eau et des Aquifères est un lieu de construction collective, de partage, d’échanges et de débats sur la gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis 2014, la Région pilote et anime cette démarche à la fois au niveau politique et technique. Cette Assemblée se réunie en séance plénière au minimum une fois par an. et dispose également d’un bureau et de trois commissions thématiques techniques qu’elle réunit autant que de besoin. Elle est aujourd’hui composée de 115 membres répartis en 3 collèges : les représentants de l’Etat, les collectivités et les usagers. L’AGORA plénière a validé en 2024 la feuille de route 2024-2027 de la mission d’animation sur l’eau.
Le canal de Provence est un aménagement hydraulique multi-usages majeur de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il participe en effet au développement économique de la région en garantissant l’accès à l’eau. Les stockages de la ressource en eau sont en provenance principalement du Verdon, de la Durance et de la Siagne à Saint-Cassien, et ce pour répondre aux besoins des territoires traversés. A l’origine concession d’Etat, le patrimoine du canal de Provence a été transféré à la Région le 30 décembre 2008. Désormais propriété de la Région, les aménagements hydrauliques de la concession du canal de Provence ont été conçus et réalisés à partir de 1963 par la Société du Canal de Provence et d’aménagement de la région provençale (SCP), qui les exploitent, les rénovent et les développent en continu dans le cadre du contrat de concession.
Dans une région où les impacts du changement climatique sont avérés, il est nécessaire d’anticiper les conditions permettant de garantir à nos populations, pour le long terme, un accès à une eau de bonne qualité et en quantité suffisante, tout en préservant la biodiversité des cours d’eau. En conséquence, les axes prioritaires de la politique régionale se concentrent sur la connaissance, la préservation et la gestion durable, des eaux superficielles et des eaux souterraines ainsi que la sobriété des usages et les économies d’eau.
Le cadre d’intervention en faveur de la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau (approuvé en juillet 2017) se décline autour de trois volets prioritaires :
Pour promouvoir une gestion équilibrée de l'eau et des milieux aquatiques et l’adaptation au changement climatique, l’exécutif régional propose de soutenir la gestion intégrée des milieux aquatiques et de la prévention des inondations et la biodiversité aquatique. Cela passe par des partenariats avec les syndicats de gestion de bassin versants ou autres structures publiques œuvrant pour ces missions, mais également avec le monde associatif et de la recherche.
Cette politique s’articule autour de cinq dispositifs :
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plusieurs zones humides (continentales ou lagunaires) du territoire sont reconnues d’importance majeure au niveau national voire international. La Région dispose de zones humides d’exception : la Camargue, les étangs de Villepey et Salins-d’Hyères mais aussi l’Étang de Berre, second plus grand étang salé d’Europe après le Mar Menor, en Espagne.
Au-delà de ces grandes zones humides, la région compte surtout de très nombreuses petites et moyennes zones humides (plus de 6000 identifiées à ce jour), dont certaines subissent de fortes pressions anthropiques, alors qu’elles jouent des rôles essentiels pour le bon fonctionnement des écosystèmes mais également pour la société (séquestration de carbone, soutien d’étiage des cours d’eau et des nappes, filtration des polluants, tamponnage des crues …)
Leur préservation constitue un capital pour le développement du territoire et des activités. Il convient d’agir par :
L’expertise scientifique pour protéger la biodiversité aquatique et piscicole :
L’amélioration de la connaissance sur les habitats et les espèces dans un objectif de préservation de la biodiversité aquatique, de reconnaissance des spécificités méditerranéennes et alpines. Il s'agit notamment :
En zone méditerranéenne, l’irrigation est indispensable à la quasi-totalité des cultures. Le déficit pluviométrique marqué et la faible capacité de stockage du sol fait de l’irrigation un facteur essentiel de la richesse agricole provençale et alpine. Les cultures irriguées représentent 70% du chiffre d’affaire de l’agriculture régionale et sont également porteuses de nombreux emplois.
La Région a pris en compte la spécificité régionale liée à la gestion collective assurée par les structures d’hydraulique agricole lors de l’élaboration du SOURSE, de la charte régionale de l’eau et dans les actions de la feuilles de route de la mission d’animation sur l’eau. La Région s’appuie sur le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) pour accompagner les projets de modernisation des réseaux d’irrigation permettant des économies d’eau, les projets de substitution pour prélever sur des ressources moins fragiles et les projets d’extension des réseaux d’irrigation pour sécuriser des cultures. Elle intervient également sur l’irrigation agricole au titre du soutien aux infrastructures hydrauliques multi-usages de la concession régionale du canal de Provence.
La Région Sud dispose d’une biodiversité unique et d’une multitude d’espaces naturels : Luberon, Alpilles, Camargue, Sainte Baume, Préalpes d’Azur, Verdon, Queyras, Ventoux, Port Cros, Mercantour, Ecrins, Porquerolles, Calanques, Crau...
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’un des territoires les plus riches en biodiversité en France et en Europe. Elle abrite 71,5 % des espèces de métropole, dont 65 % des espèces végétales dont 31 visibles nulle part ailleurs dans le monde (Sabline de Provence, Armérie de Belgentier…), 94 % des chauves-souris, 85 % des oiseaux nicheurs, 63% des amphibiens et reptiles, 87 % des libellules et demoiselles, 85 % des espèces de papillons de jour. Avec 31 600 km² de superficie, 46 000 km de cours d’eau, 900 km de littoral, 1,6 million d’hectares de forêts et 3 720 zones humides connues, la région est ainsi un véritable "hot spot" de biodiversité mondiale
Les effectifs de l’aigle de Bonelli se stabilisent mais l’espèce reste fragile, la loutre d’Europe recolonise peu à peu notre région et l’Apron du Rhône, poisson endémique, indicateur de la bonne qualité des cours d’eau, progresse notamment grâce à l’amélioration de la qualité des eaux.
Mais cette richesse exceptionnelle en espèces animales et végétales est aujourd’hui gravement menacée. Consommation des espaces naturels, surexploitation des ressources, changement climatique, pollutions multiples (chimique, lumineuse, sonore), introduction d’espèces exotiques envahissantes (143 végétales et 120 animales identifiées) sont autant de pressions humaines qui mettent en péril la biodiversité régionale.
Les constats dressés par la communauté scientifique sont sans appel : un déclin massif et généralisé de la biodiversité est aujourd’hui observé. Celui-ci aggrave le réchauffement climatique qui accélère à son tour la destruction du vivant. Ces deux crises doivent donc être abordées de pair et irriguer de façon transversale l’ensemble des politiques publiques.
Les listes rouges régionales constatent que des dizaines d’espèces sont ainsi menacées de disparition :
La mobilisation doit donc être immédiate et collective. La mise en œuvre de la nouvelle Stratégie Régionale de la Biodiversité est donc un enjeu déterminant pour l’exécutif.
La biodiversité fournit l’air que l’on respire (plantes), l’eau et la nourriture que l’on consomme (plantes et animaux), les vêtements qui nous couvrent (plantes et animaux).
La biodiversité est d’autant plus stable et renforcée qu’elle regroupe une plus grande variété de milieux et d’espèces. Plus cette variété s’amenuise, plus la biodiversité se fragilise.
C’est pour répondre à double urgence écologique (climat et biodiversité) qu’a été élaborée la Stratégie régionale pour la Biodiversité 2025-2035 en parfaite cohérence avec le Plan de transformation écologique et énergétique de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Stratégie nationale et la Stratégie européenne Biodiversité.
Cette stratégie est le fruit d’un large processus de concertation mené entre 2022 et 2024. Il a permis de réunir de nombreux acteurs régionaux (collectivités, associations, chercheurs, entreprises, citoyens…) à l’occasion de différents séminaires et ateliers de travail. La Stratégie a été adoptée par le Conseil régional au mois d’avril 2025. Elle constitue à présent la feuille de route pour tous les décideurs et acteurs du territoire pour préserver, restaurer et valoriser ensemble la biodiversité régionale.
La stratégie s’articule autour de 12 défis majeurs, 2 défis transversaux qui irriguent l’ensemble du document et 10 défis thématiques organisés autour de quatre parties.
Les défis transversaux :
Les défis thématiques :
La nature, des connaissances scientifiques à renforcer pour agir et mobiliser
La nature, une alliée pour répondre aux besoins vitaux
La nature, l’atout majeur pour aménager et développer les territoires
La nature, la solution à partager aujourd’hui pour réussir demain
Un premier plan d’action 2025–2030 accompagne la SRB. Il comprend 41 mesures concrètes. Un comité technique de suivi est par ailleurs chargé de définir et suivre les indicateurs de réalisation, de résultat et d’impact ainsi que d’assurer une évaluation en 2029 pour ajuster les priorités à l’horizon 2035.
Par arrêté préfectoral du 29 juin 2023, l’ARBE est devenue un Etablissement Public de Coopération Environnemental (EPCE). La structure est dotée d’un Conseil d’administration composé de 25 administrateurs, représentants de 19 structures.
La présidence est tenue par un conseiller ou une conseillère régional(e), la vice-présidence est tenue par le directeur ou la directrice interrégional(e) PACA-Corse de L’Office Français de la Biodiversité. La Région est représentée au conseil d’administration par quatre élus.
Les structures membres du conseil d’administration sont les suivantes :
10 membres financeurs :
9 membres associés :
Pour décliner son programme d’actions annuel, l’ARBE s’appuie sur les 4 axes d’intervention qui sont inscrits dans ses statuts :
1. Accompagner les projets et les démarches territoriales de transition écologique et de préservation de la biodiversité et de l’eau
L’Etablissement en lien avec ses partenaires accompagne le déploiement de projets de territoire et d’actions en matière de préservation et de reconquête de la biodiversité : conseils aux porteurs de projets, mise en œuvre de projets pilotes, élaboration d’outils et méthodes, capitalisation des expériences.
2. Améliorer et valoriser les connaissances en matière de biodiversité, d’eau et de transition écologique
Connaître, suivre, améliorer, partager et faire connaître la biodiversité terrestre, maritime et aquatique est l’un des enjeux majeurs de l’Etablissement pour éclairer les décisions publiques grâce à la gestion d’observatoires et la contribution à l’élaboration de stratégies régionales.
3. Sensibiliser et former les différents publics aux enjeux de la biodiversité, de l’eau et de la transition écologique
L’Etablissement a pour rôle d’être un véritable centre de ressources et de sensibiliser et former les acteurs professionnels et le grand public aux enjeux liés à la biodiversité et aux bonnes pratiques en termes de préservation de cette biodiversité.
4. Se positionner en cœur de réseau en animant des réseaux d’acteurs et en développant des projets européens et internationaux
L’Etablissement permet la mise en réseau des acteurs pour créer des synergies en faveur de la préservation de la biodiversité en région, de partager et mutualiser les expériences, d’innover et développer des projets multi-partenariaux à l’échelle régionale, européenne et internationale.
La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016 a réformé la gouvernance de la biodiversité en prévoyant au niveau national, un comité national de la biodiversité qui remplace le comité national trame verte et bleue et recentre le Conseil national de protection de la nature sur son rôle d’expertise scientifique, et instaure au niveau régional le comité régional de la biodiversité (CRB). En Provence Alpes Côte d’Azur, le CRB a été réinstallé en juin 2018 et sa composition, nominative et paritaire, est régulièrement mise à jour depuis. L’article L371-3 du code de l’environnement définit la composition, le fonctionnement et le rôle du CRB.
La Région propose un cadre de financement unique regroupant plusieurs dispositifs pour la préservation, la reconquête et la valorisation de la biodiversité terrestre. Ce cadre se déploie selon les onze axes suivants :
La Région est également compétente, depuis le 1er janvier 2023, pour le suivi de l’animation des 97 sites Natura2000 strictement terrestres (Région autorité administrative).
La politique biodiversité concerne également les milieux aquatiques :
Et pour le milieu marin :
Pour l’ensemble de sa politique biodiversité, la Région consacre chaque année plus de 30 Millions d’Euros de son budget.
L’observatoire régional est un outil d’analyse, de compréhension et de suivi des progrès ou des dégradations de la biodiversité et l’environnement. Son objectif principal est d’analyser et de mettre à disposition de l’information fiable sur l’état et l’évolution de la biodiversité et de l’environnement en région au service d’une amélioration des politiques publiques. Soutenu par l’Etat et la Région il est animé par l’ARPE-ARB. Pour plus d’informations : observatoire-biodiversite-paca.org
SILENE est le portail d’accès aux données naturalistes en Région Provence-Alpes Côte d’Azur. Il vise à améliorer la connaissance et la conservation du patrimoine naturel régional. Il fournit des données d’occurrence des taxons (absence/présence des espèces). Soutenu par l’Etat et la Région, il est développé et administré par les conservatoires : le Conservatoire des Espaces Naturels Provence-Alpes Côte d’Azur pour la faune et le Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles (CBNMED) et le Conservatoire Botanique National Alpin (CBNA) pour la flore. Pour plus d’informations : silene.eu
La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur se visite sur un territoire exceptionnel, préservé et labellisé
9 Parcs naturels régionaux sur les 59 Parcs naturels régionaux de France et 9 Réserves naturelles régionales.
Le réseau Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels destiné à protéger des espèces et des habitats remarquables tout en maintenant des activités socio-économiques sur le territoire.
Ces sites sont désignés par la Commission Européenne en raison de leur grande valeur patrimoniale pour protéger un certain nombre d’habitats et d’espèces représentatifs de la biodiversité européenne.
Les sites Natura 2000 visent une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les activités humaines, en favorisant la concertation de tous les acteurs du territoire concerné.
Ils peuvent être de 2 types :
Un réseau remarquable en Région Sud
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur abrite plus des deux tiers des espèces végétales françaises, trois quarts des espèces de mammifères et reptiles, de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs et nicheurs et un grand nombre d’espèces endémiques. Le réseau Natura 2000 représente plus de 30 % du territoire avec près de 700 communes concernées.
La démarche du réseau Natura 2000 privilégie la recherche collective d’une gestion équilibrée et durable des espaces qui tienne compte des préoccupations économiques et sociales :
Le réseau Natura 2000 de la Région Sud a pour ambition de refléter cette richesse et de contribuer à sa protection.
Ainsi, ce sont 128 sites, terrestres, marins ou mixtes, qui ont été sélectionnés sur l’ensemble du territoire.
Le réseau Natura 2000 repose sur une gestion concertée des espaces naturels remarquables. Chaque site est piloté par un comité de pilotage (COPIL) et animé par une collectivité ou une structure désignée, chargée de mettre en œuvre le document d’objectifs (DOCOB), véritable feuille de route du site. Cette animation permet de coordonner les actions de préservation, d'accompagner les acteurs locaux, de sensibiliser les usagers et de proposer des outils de financement adaptés. Ces actions bénéficient notamment d’un cofinancement européen via le FEADER.
Pour agir concrètement sur le terrain, les propriétaires et gestionnaires peuvent s’engager dans des contrats Natura 2000, qui financent des travaux favorables aux habitats naturels et aux espèces protégées (entretien des milieux, restauration d'habitats, aménagements spécifiques). Plus de 200 contrats ont déjà été soutenus en Région Sud.
Les Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) complètent ce dispositif en accompagnant les agriculteurs vers des pratiques favorables à la biodiversité. Contractualisées pour cinq ans, elles permettent de compenser les surcoûts ou pertes de revenus liés à ces engagements environnementaux.
Grâce à la richesse de ses paysages, de son littoral, de ses massifs alpins et de ses pratiques agricoles traditionnelles, la Région Sud constitue l’un des territoires les plus remarquables d’Europe pour la biodiversité. Son réseau Natura 2000 contribue ainsi à préserver durablement ce patrimoine naturel exceptionnel tout en soutenant les activités humaines qui participent à son équilibre.
En savoir plus
Quelques sites emblématiques :
Le site Natura 2000 de la « Clarée » se situe au nord-est du département des Hautes-Alpes et couvre trois vallées : la vallée de la Guisane, la vallée de la Clarée et la Vallée Etroite, soit 25 732 ha.
Ce site représente un carrefour bioclimatique entre les Alpes du Sud, les Alpes du Nord et les Alpes piémontaises. Il possède un grand intérêt écologique, notamment grâce à sa superficie significative, son amplitude altitudinale (de 1 350 m à plus de 3 000 mètres) et la variété des situations topographiques, géologiques et microclimatiques rencontrés. Cela représente autant de facteurs favorables à la diversité du monde vivant. Aussi possède-t-il une biodiversité remarquable, tant au niveau des espèces de la flore et de la faune, qu'au niveau des communautés d'espèces, des habitats naturels et des écosystèmes.
En effet :
De par la beauté de ses paysages, la Sainte Victoire est un haut lieu provençal, de réputation internationale. C'est également un territoire présentant une forte richesse biologique. Divers types de milieux sont représentés : falaises et barres rocheuses, éboulis, crêtes dénudées, forêts de feuillus et de conifères, garrigues, petites plaines agricoles, plan d'eau. La mosaïque créée par ces différents milieux offre des conditions très propices à l'avifaune méditerranéenne. Le site est ainsi fréquenté par près de 150 espèces d'oiseaux dont une vingtaine d'espèces présente un intérêt communautaire.
Il accueille plusieurs espèces de grands rapaces, et notamment l'Aigle de Bonelli, l’un des rapaces les plus menacés sur le territoire français mais dont les effectifs, qui se situent quasi exclusivement dans notre région, remontent peu à peu grâce à de nombreuses opérations de suivi et de protection.
Les secteurs très ouverts, dont les pelouses sommitales et les flancs rocheux, accueillent diverses espèces patrimoniales de passereaux pouvant par endroits atteindre de fortes densités. La déprise agricole et le recul du pastoralisme expliquent pour partie que certaines de ces espèces voient leur population très fortement décliner, comme le bruant ortolan, le pipit rousseline, l’alouette lulu, ou encore le traquet oreillard, quasi disparu.
La démarche Natura 2000 prend là tout sens, en instaurant un dialogue entre les acteurs du territoire pour permettre la mise en place de mesures favorables à la biodiversité, notamment par le biais des contrats Natura 2000 et des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC).
Un des sites naturels les plus originaux de Provence, les Gorges de la Nesque est un site grandiose et sauvage allant de Monieux à Méthamis. Ce canyon d’environ 12 kilomètre creusé par la Nesque regorge de paysages variés accueillant une biodiversité remarquable.
Une rarissime espèce endémique vauclusienne, la Nivéole de Fabre est présente. Cette plante, dotée de clochettes blanches et découverte en 1882, ne se trouve qu’aux abords des Gorges. En plus de cette plante, le site dispose d’une large diversité de chiroptères (chauves-souris) et bénéficie de la présence de rapaces dont le Vautour percnoptère.
Une biodiversité cachée et fragile
Le cœur des collines bordant le fleuve Var abrite des endroits insolites appelés les « vallons obscurs ». Il s’agit d’un système de canyons et de ravins creusés dans une roche particulière : le poudingue. En ces lieux, le contraste avec l’extérieur est saisissant puisqu’il y fait sombre, humide et frais toute l’année. Ces conditions particulières permettent à une végétation montagnarde et subtropicale de se développer tout proche de la mer Méditerranée.
Situés en zone urbaine et périurbaine, ces vallons obscurs forment un abri idéal pour la biodiversité. Les versants et les canyons étroits sont peu accessibles et résistent à l’urbanisation.
Les falaises humides et les cours d’eau créent un microclimat favorable au développement d’une végétation luxuriante. De nombreuses fougères protégées comme le Polystic à dents sétacées ou encore le Ptéris de Crète tapissent les parois verticales.
Plusieurs espèces animales vivent et fréquentent ces vallons et notamment des chauves-souris dont 18 espèces différentes ont pu être recensées. Majestueux, le Hibou Grand-Duc y a également élu domicile.
Ces paysages atypiques alternent avec des milieux plus ouverts où ripisylve et forêt peuvent se développer.
De petite taille (452 ha), les vallons obscurs abritent cependant plus de 900 espèces.
Cette richesse écologique exceptionnelle, étudiée par de nombreux scientifiques et classé Natura 2000, est cependant fragile et peut être menacée par la fréquentation du public.
La démarche Natura 2000 prend là tout sens, en instaurant un dialogue entre les acteurs du territoire pour permettre la mise en place de mesures permettant la préservation des habitats et des espèces naturelles présentes.