Qualité de l'air

En 2017, 88% des habitants de la région se déclaraient préoccupés par la pollution de l’air extérieur et 63% par celle de l’air intérieur. Cette préoccupation reflète une réalité : l’enjeu majeur que constitue un air de qualité pour la santé.  Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont avérés. En France, la pollution de l’air a un coût d’environ 100 milliards d’euros par an, d’après le rapport de la commission enquête du Sénat  dont 20 à 30 milliards d’euros par an pour les dommages sanitaires causés par les seules particules.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, en 2016, plus de 300 000 personnes résident dans une zone dépassant la valeur limite pour la protection de la santé. Ce chiffre s’élève à près de 4 millions de personnes en considérant les lignes directrices de l’Organisation Mondiale de la Santé. L’exposition aux particules fines entrainerait 4500 décès par an dans notre région.

Cette situation ne doit pas masquer les évolutions positives en matière de qualité de l’air constatées de manière globale dans notre région. Ainsi depuis 2010, les concentrations d’oxydes d’azote ont diminué de 20%. Le nombre de personnes exposé au valeur limite concernant les particules fines est passé de 50 000 habitants en 2010 à 1 000 habitants en 2017.

La région est consciente que ces évolutions générales positives n’excluent pas la gravité de certaines situations locales pas plus qu’elles ne peuvent servir de prétexte à l’inaction.

La Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur développe une politique publique forte basée sur sa stratégie qualité de l’air et a choisi d’agir sur des domaines prioritaires.

L’axe 1 du Plan Climat régional « cap vers l’écomobilité » porte un ensemble d’actions qui non seulement réduirons les émissions de gaz à effets de serres mais aussi celles des principaux polluants émis par les transports qui constituent un tiers des émissions sur notre territoire.

Parmi, les actions phares, la participation régionale au projet d’électrification des navires à quai en cours sur le Grand Port Maritime de Marseille permet d’éviter les émissions de polluants engendrées par les moteurs des navires pour leur consommation électrique lors des escales.

En matière de particules fines, les brûlages de déchets verts et les émissions des chauffages au bois peu performants comme les foyers ouverts constituent une part importante des émissions, le Schéma régionale biomasse 

Les solutions à la pollution de l’air ne se limitent pas à réduire les émissions, pour diminuer le nombre d’habitants fortement exposé aux polluants, la Région a inscrit dans le projet de Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) arrêté lors de l’assemblée régionale du 18 octobre 2018, une règle préconisant l’intégration de la qualité de l’air dans les critères pour les futurs aménagements. Par ailleurs, les axes routiers et els centre-ville étant les lieux principaux d’exposition des populations, les actions régionales en matière d’écomobilité participent activement à la diminution du nombre d’habitants exposé à de forte pollutions. La Région participe au suivi de la qualité de l’air autour de la mise en service de la rocade L2 à Marseille et de l’expérimentation de ventilation asservie à la qualité de l’air dans l’objectif de diminuer les concentrations aux sorties des tunnels

Plus d'informations sur le site Atmosud

La Région Sud est un partenaire important de l’association agrée de surveillance de qualité de l’air : « AtmoSud ». Notre collectivité encourage notamment l’élargissement du nombre de polluants surveillé au-delà des seuls polluants règlementaires et la mise-en-place de mesures sur des territoires spécifiques : les zones industrielles et portuaires par exemple.

Plus d'information sur le site Atmosud

Dans le cadre de son partenariat avec AtmoSud la Région agit pour maintenir et développer le réseau d’experts sur l’air intérieur qui a vu le jour en Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Par ailleurs, la Direction des lycées a engagé une démarche d’évaluation de la qualité de l’air intérieur, afin d’être en mesure d’afficher un plan d’action en 2020, dans le cadre de la règlementation.