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Le jardin, un bonheur partagé !

Mis à jour le 13 avril 2022

Le printemps marque le réveil des jardins ! Certes, mais pas toujours facile pour les citadins, de se livrer aux joies du potager par manque d’espace pour le faire. Pour gouter aux saveurs incomparables d’un fruit ou d’un légume issu d’un potager à côté de chez vous, des solutions existent.

Depuis la crise sanitaire et avec la hausse des prix alimentaires, bon nombre d’entre nous aspirent à des produits plus durables, plus diversifiés, plus locaux et pourquoi pas à cultiver une petite parcelle de potager.Sachant qu’1m2 de culture peut produire 20 kg de nourriture par an, il y a matière à réflexion.Voici quelques astuces pour tous ceux quiressentent l’appel de la terre. Initié dans les années 70 à New-York, où le mouvement de la « Green Guerilla » a repris les nombreuses friches de Manhattan afin de les transformer en espaces verts. Les jardins communautaires urbains deviennent des jardins ouvriers puis partagés. Après un abandon dans les années 80, ils refont surface avec le nouveau millénaire mais ne proposent pas suffisamment d’espace pour satisfaire la demande croissante. Les initiatives d’agriculture urbaine émergent alors en proposant d’autres alternatives.

Les jardins partagés

Il en existent partout sur le territoire régional, particulièrement dans les grandes villes où les demandes des habitants à l’accès d’espaces naturels, vont croissantes. Cultiver son potager, rencontrer ses voisins et respirer dans un espace vert qui se construit dans le collectif font désormais partie des appétences prioritaires des citadins. A juste titre, car les jardins permettent non seulement de cultiver des fruits et légumes mais génèrent une convivialité en perte de vitesse dans une société trop numérisée et en perte de lien de proximité.

Les jardins partagés représentent également des espaces où la transmission intergénérationnelle s’opère encore. Une façon d’enseigner aux enfants le cycle de la nature par les plantations en créant un lien avec « le papy d’en face ». C’est également un lieu d’échange de semences et un lieu de récolte qui récompense le travail accompli sur plusieurs mois.

Quelques exemples de jardins partagés

  • Jardins familiaux de Château-Gombert. Un espace de 6 000 m² muni de 63 parcelles de 50 à 145 m² cultivées selon les principes de l’agriculture biologique. Ils sont destinées aux habitants de Château-Gombert, Saint-Mitre, La Rose, La Croix-Rouge, Les Olives…
     
  • Le Jardin partagé :  Le Bancaù de Silvette dans le 7e à côté du Théâtre Silvain, régit par une association de riverains depuis 2014.

L’agriculture urbaine, qu’est-ce que c’est ?

Depuis quelques années, apparaissent des projets novateurs d’agriculture de proximité ou au sein même des villes. L’agriculture urbaine s’appuie sur des projets à l’initiative d’associations générées soit par des professionnels de l’agriculture qui adaptent les besoins à l’environnement urbain, soit par des habitants. Certains espaces urbains sont cédés par la municipalité ou bien ce sont les résidents qui sollicitent directement un terrain vague ou inoccupé et s’organisent en collectifs. Ces communautés d’agriculteurs occasionnels planifient leur temps en bonne intelligence pour assurer tous les travaux de la graine à la récolte. A vous de choisir ce qui vous correspond le plus en fonction du temps dont vous disposez ou de votre choix de vie.

Dans le cas des exploitants agricoles professionnels, ils proposent à leurs adhérents soit de participer à des travaux au sein de l’exploitation en contrepartie d’une partie de la récolte soit d’acheter leur production sur pieds. Une garantie de l’origine des produits et de leur fraicheur . Ce type d’agriculture permet la mise en place d’autres systèmes de distribution de la production à la vente au plus proche des villes. De plus, les fermes urbaines génèrent des emplois non délocalisables et répondent directement à la demande des citadins.

Les fermes urbaines sont encouragées, entreprises, organismes ou individus, elles réalisent une production alimentaire ou horticole avec une mise en vente par un système de distribution locale. Elles participent aussi au développement environnemental et social des villes, en créant des îlots de verdure et de biodiversité, en verdissant les toits, en réutilisant la matière organique issue de la consommation alimentaire, en étant parfois également des espaces de médiation ou d’insertion.

Quelques exemples de projets d’agriculture urbaine

  • Les Potageurs, 30 rue Berlioz Nice proposent de s’occuper de tout . Véritable entreprise, ils implantent, conçoivent et réalisent des potagers sur les toits, dans les crèches ou les maisons de retraites.
  • La Cité de l’agriculture, 31 avenue Gascogne 13015/ Accueil au 37 Boulevard National, 13001 Marseille. Tél : 04 28 70 97 70. Sur un terrain de 8 500 m2, la Cité de l’agriculture expérimente d’autres manières de produire, de s’approvisionner, d’accéder à l’alimentation et de consommer. Elle développe et modélise des projets et essaime les nouveaux systèmes agricoles et alimentaires de demain. La Région Sud soutient les formations prodiguées par la Cité de l’agriculture.

Le plus des jardins partagés ou de l’agriculture urbaine

Les deux options représentent une façon de jardiner responsable, de faire diminuer les émissions de CO2, les coûts de production et de revégétaliser l’espace urbain. Elle permet la production de légumes, de fruits et d’autres aliments en ville, comme des œufs, du fromage ou du miel. Elle se pratique sur des toits, dans des cours, des potagers partagés ainsi que sur des espaces publics, comme les trottoirs aménagés. La FAO (Food and Agriculture Organization), organisme dépendant de l’ONU, préconisent une généralisation de ce style de culture pour répondre aux besoins alimentaires des zones urbanisées. D’après leurs études «Les jardins potagers peuvent être jusqu'à 15 fois plus productifs que les exploitations des zones rurales. » 

Mis à jour le 24 juin 2024