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Kid Francescoli, du stade à la scène

Bienvenue dans Parle Sud le podcast de la région sud, chaque mois, partons à la rencontre de personnalités qui, dans leurs domaines respectifs, qu’il s’agisse de médecine, de sport, d’industrie ou de culture, ont su casser les codes. Nos invités ne font rien comme les autres, c’est qui rend leur histoire passionnante !

Avec « Parle Sud », podcast de la Région Sud, faites plus ample connaissance avec des personnalités régionales, et bien souvent, nos meilleurs ambassadeurs !  Ils ont tous un point commun : quoi qu’il arrive, ils seront toujours fiers de représenter le Sud et notre identité.
Renaud MUSELIER
Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur,
Président délégué de Régions de France

Retrouvez l'intégralité de nos épisodes

Saison 2

En région Sud, tout est possible ! Il y a la mer et la montagne, les petits villages comme les grandes métropoles, l’artisanat d’art et les techniques de pointe, la force tranquille et l’énergie.

Dans cette deuxième saison de Parle Sud, partons à la rencontre de personnalités qui, dans leurs domaines respectifs, qu’il s’agisse de médecine, de sport, d’industrie ou de culture, ont su casser les codes. Nos invités ne font rien comme les autres, c’est qui rend leur histoire passionnante ! 

Episode 6 – Alexandre Mazzia - Un chef du Sud aux Jeux Olympiques

Ce mois-ci rencontre avec le Chef triplement étoilé Alexandre Mazzia ! Chef de l’année 2023, choisi pour offrir aux athlètes des JO 2024 le meilleur de la gastronomie française, il ne cesse de faire briller le Sud dans le monde entier. Le repas gastronomique français a été reconnu au Patrimoine mondial de l’UNESCO et la Région Sud y contribue largement ! Dans cet épisode, Alexandre Mazzia se livre avec l’humilité et la pudeur qui le caractérisent et nous confie quelques-uns des secrets de sa folle créativité. Passion, exigence, rigueur et transmission sont les maîtres mots de cet éternel insatiable. Bonne écoute !
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Episode 5 – Sami CHLAGOU - Le Sud rayonne à Vegas !

Ce mois-ci rencontre avec Sami Chlagou, jeune entrepreneur basé à Marseille, créateur du jeu phénomène Cross the ages. Avec ses équipes il a pour ambition de faire de la région Sud un pôle du gaming et c’est 
avec simplicité qu’il nous a reçu dans ses bureaux qui accueillent aujourd’hui 70 salariés pour un entretien tout en vulgarisation ! NFT, blockchain et metavers n’auront plus de secret pour vous après l’écoute de cet épisode! De retour du CES de Las Vegas avec une délégation Région Sud, Sami nous entraîne dans le monde de demain qui se construit sous nos yeux aujourd’hui. Bonne écoute !
 

Episode 4 – Les 3 marques monde : La mélodie du Sud

Pour finir cette année en beauté, on vous a préparé un épisode un peu spécial ! Où l’on met à l’honneur nos 3 marques monde : Provence, Alpes, Côte d’Azur, ce territoire béni des Dieux avec 3 invités qui viennent défendre leurs couleurs ! Estelle de la Manade Laurent en Camargue, Romain un niçois haut en couleurs et Greg restaurateur à Montgenèvre ! Partez à la rencontre d’accents, de traditions et de territoires différents mais à la colonne vertébrale commune ! Laissez-vous bercer par la mélodie du Sud et cet épisode qui commence dans le mistral ! Bonne écoute ! 
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Episode 3 – Margaux Keller, Designer et créatrice de Margaux Keller Collections

Ce mois-ci rencontre avec Margaux Keller, designer produit, mobilier et architecte d’intérieur et créatrice de la marque Margaux Keller Collections. Elle n’a pas attendu que la frénésie s’empare de Marseille pour rejoindre sa ville de coeur et c’est au sud qu’elle rend hommage dans chacune de ses créations élégantes et poétiques. C’est dans ses bureaux du centre ville que je la retrouve et son univers est là, partout, l’odeur d’une de ses bougies embaume les lieux et on se sent tout de suite bien. La Région Sud est une terre d’industrie d’excellence et Margaux Keller l’incarne à elle-seule. Bonne écoute.
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Épisode 2 - Jérémy Teyssier, organisateur du Mondial de rugby amateur


Ce mois-ci rencontre avec Jérémy Teyssier, président du Rugby Club Dignois et organisateur du premier mondial de rugby amateur qui s’est déroulé en région sud en septembre dernier, offrant une sublime image de notre territoire. Organiser une coupe du monde amateur en parallèle de la coupe du monde de rugby à XV, c’est le défi un peu fou lancé par Jérémy. De la préparation, à l’organisation des matchs, jusqu’au succès de ce tournoi, on revit l’aventure ensemble ! Bonne écoute !
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Épisode 1 - Professeure Blandine Courbière, au cœur de la santé des femmes


Ce mois-ci, rencontre avec la professeure Blandine Courbière, gynécologue obstétricien à l’hôpital de la Conception à Marseille, spécialisée dans la fertilité féminine, très impliqué dans la recherche à l’institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie et enseignante à Aix-Marseille Université.
La transmission ? Une des missions qui lui tient le plus à cœur et qui rend cet épisode extrêmement précieux pour celles et ceux qui souhaitent apprendre et s’inspirer aux côtés des meilleurs.
La Région Sud fait de la santé l’une de ses priorités, alors bonne écoute !
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Professeure Blandine Courbière, bonjour. Vous êtes gynécologue obstétricien, on le dit au masculin. Je vais vous laisser vous présenter, en quelques mots, quel est votre parcours ? 

Alors, professeure Blandine Corbière, gynécologue obstétricien et médecin de la reproduction. C'est une spécialité dans la spécialité. Mon parcours est assez classique parcours du public. Je suis un pur produit de l'école publique, maternelle, primaire, lycée, faculté de médecine à Marseille, et de la recherche à Lyon. C'est dur de quitter la région, donc voilà, professeur à Marseille dans la spécialité que je voulais faire. J'avoue, j'ai eu la chance de faire ce que j'ai toujours voulu faire. 

J'ai envie de vous demander à quoi ressemble vos journées, même si j'imagine qu'une journée type, ça doit être difficile à décrire pour vous. Elles ne se ressemblent pas vos journées ? 

Non, c'est ça qui est bien. J'ai la chance de faire un métier qui a accès à la fois sur le soin, la recherche et l'enseignement. Même si le soin prend un peu plus de temps et grignote un peu sur l'enseignement et la recherche. Ça me permet en tout cas d'avoir des journées toutes différentes et où j'apprends tous les jours 

Et c'est le fait de pouvoir faire les trois qui vous nourrit vraiment ? Il n'y a pas un truc que vous préférez ? 

Non, les trois. 

Alors aujourd'hui, la Région Sud forme les soignants de demain dans 66 instituts de formation sanitaire et sociale. La Région organise également la couverture médicale du territoire. Était-ce déjà le cas quand vous vous êtes formé, vous ? Où vous avez vu l'évolution ? 

Je pense que quand on est étudiant, on ne se rend absolument pas compte de ça. On s'en rend compte quand on commence à grandir, à avoir des projets et à chercher des moyens pour faire vivre ces projets. C'est vrai que dès le début de mon internat, la préservation de la fertilité des femmes qui avaient des cancers était un sujet important pour moi, aussi bien au niveau de la recherche clinique que fondamentale. Et donc je me suis rendu compte quand j'ai commencé en 2005, qu'il n'y avait pas vraiment de réseau de soins d'organisé, et un oncologue, quand il y pensait, adressait la patiente en centre de reproduction. Il nous est donc venu l'idée d'organiser un réseau de soins. Et ça, c'est certain que sans le soutien d'institutions publiques, on ne peut pas y arriver. 

La Région rayonne en France, peut être au-delà de nos frontières. Comment on est perçu ? Vous qui voyagez, vous m'avez parlé du Vietnam juste avant. J'ai envie que vous nous détaillez ça aussi. Comment est perçu notre système de soins ailleurs ? J'ai même envie de dire à Paris parce que dans l'esprit des gens, souvent, on se dit que pour avoir le meilleur, je vais aller à Paris, le meilleur des soins, le meilleur dispositif, les meilleurs équipements, les meilleurs médecins. 

On est des provinciaux et on est forcément toujours un petit peu complexé. On a tellement entendu que Paris était la capitale de la mode etc. J'ai peut-être une réaction chauvine à montrer que en région aussi, on travaille bien et que l'on sait faire. Mais je pense que, en tout cas, du moins dans notre spécialité, vu les publications, les travaux de recherche, j'espère en tout cas donner une bonne image de Marseille et du Sud. 

Alors c'est ce que vous avez fait ? Vous m'en avez parlé un petit peu avant en souriant et en disant à jamais les premiers. On a envie d'en savoir plus sur ce réseau "Onco Paca Corse". On a de très bons médecins, de très bons équipements et en plus, sur certains sujets, on innove et c'est ce que vous avez fait. 

Nous avons été innovants puisque le réseau cancer et fertilité "Onco Paca Corse" a vu le jour en 2012. Et là, c'était vraiment novateur, où nous avons eu l'envie de créer un parcours spécifique de soins pour les hommes, les femmes et les enfants atteints d'un cancer et qui vont avoir un traitement qui va altérer leur fertilité. Donc, quand il y a un diagnostic de cancer, c'est souvent un coup de massue pour pour les personnes atteintes et a fortiori pour les parents, quand c'est leur enfant. Et donc l'idée était de s'intercaler dans le parcours de soins. Penser à préserver des gamètes ou du tissu germinale pour penser à l'après, parce que maintenant, on guérit d'un cancer de plus en plus grâce aux progrès thérapeutiques énormes dans ce domaine. Mais maintenant, on ne se pose plus la question de guérir, mais de comment guérir et de bien guérir, et de pouvoir se projeter dans le futur en tant que futurs parents, même quand on n'est qu'un enfant ou un adolescent. Et ça, c'était tout à fait nouveau à l'époque. 

Alors, autre volonté de la Région Sud, c'est que la santé soit un droit pour tous sur notre territoire. Est ce qu'on est tous égaux face au parcours de soins ? Très concrètement, vous, avec les personnes que vous accompagnez, qu'est-ce que vous observez ? 

En tout cas, c'est la volonté du service public et de l'hôpital public que tout le monde soit égaux. A la Conception on a le Professeur Bretelle qui a monté la "Maison de la Femme" pour venir en aide aux femmes en vulnérabilité. C'est aussi un magnifique projet. En tout cas autour de la médecine de la femme on voit que l'évolution du regard sur les femmes ces dernières années a permis quand même une évolution de la prise en charge des violences faites aux femmes. Moins de tabou autour de quelque chose aussi bête que les saignements, les fibromes, les règles hémorragiques, dont personne n'aurait parlé avant ou maintenant. Il y a la mise en place dans le service d'un réseau, justement sur le fibrome, alors que je pense qu'il y a 40 ans on nous aurait demandé pourquoi. Donc maintenant on prend en charge, que ce soit l'endométriose, les fibromes, tout ce qui pourrit la vie des femmes et en particulier aussi la prise en charge et la reconnaissance des violences faites aux femmes qui est dans tous les milieux. 

Donc l'importance de la parole et de l'information, c'est ce que vous disiez. En préparant cet entretien, j'ai vu que vous aviez travaillé avec des biologistes, des biochimistes, des mathématiciens, entre autres, sur un projet de recherche intitulé "Biomarqueurs Environnement Santé". Alors, le troisième Plan Régional Santé Environnement a pour objectif de réduire les risques sanitaires liés au changement climatique et par là même, garantir la santé et le bienêtre de tous. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ce travail de recherche en vulgarisant au maximum ? 

Alors oui, je fais partie d'un grand laboratoire de recherche qui s'appelle l'IMBE, qui regroupe en effet énormément de chercheurs, d'enseignants chercheurs. Si je vous donne l'acronyme, vous allez vous demander ce qu'un gynécologue peut bien faire là-dedans ? Puisque l'IMBE veut dire Institut Méditerranéen de Biodiversité d'Ecologie marine et continentale. 

Vous pensez bien que je me suis posé la question. 

Oui, mais qu'est-ce qu'un gynécologue peut bien faire là-dedans ? Donc nous sommes en effet la branche santé de l'IMBE, et dans notre équipe, on essaie de s'intéresser à l'effet de l'environnement sur la reproduction humaine. Donc j'ai une collègue biologiste, qui va s'intéresser à l'effet sur la reproduction des hommes, sur les spermatozoïdes etc. Moi depuis toujours, je m'intéresse à l'impact des cancers, des traitements anticancéreux sur l'ovaire, sur l'ovocyte, et finalement, les outils pour étudier ces impacts peuvent aussi servir à étudier l'impact de certaines expositions environnementales. Un petit exemple les hydrocarbures polycycliques. Alors, qu'est-ce que c'est que ça ? Ce sont tout simplement des hydrocarbures qu'on peut retrouver dans la fumée du tabac, mais aussi dans les pots d'échappement sur le boulevard à l'heure de pointe. Actuellement, on a un projet où on travaille sur la chlordécone qui est un pesticide qui est extrêmement présent aux Antilles, de voir s'il pourrait y avoir une transmission et un effet sur l'embryon si une femme enceinte était exposée à ce pesticide. L'idée, en fait, c'est dans ce laboratoire de recherche, c'est de développer des outils de biogénotoxicologie pour voir l'impact éventuel de certaines substances environnementales sur les gamètes. 

Ça doit être passionnant. C'est vrai que ça tracasse tout le monde aujourd'hui, forcément, on se pose des questions vu ce qu'on respire, ce qu'on mange aussi parfois, ce problème de pesticides. Donc tout ça permet justement de faire avancer les choses et d'identifier peut-être même des nouvelles pathologies ? 

On a déjà bien à faire avec les pathologies de la femme ou beaucoup de pathologies. On se pose beaucoup de questions sur des pathologies, sur l'irritabilité de ce qu'on appelle les l'épigénétique, c'est à dire sur les transmissions aussi intergénérationnelles. Finalement, est ce que certaines maladies comme l'endométriose, comme le syndrome des ovaires poli kystique, ne pourraient pas être dues à des expositions, même avant la naissance, à des perturbateurs endocriniens, à des polluants environnementaux ? On a des doutes, on a beaucoup de questions. Après, c'est très difficile de répondre de façon certaine sur des modèles humains. 

Mais la recherche avance. Vous êtes également professeure des universités, troisième casquette. Quand vous avez les étudiants en face de vous, qu'avez-vous envie de leur transmettre en priorité ? 

L'envie. J'ai toujours adoré ma spécialité. Une de mes réussites, c'est que quelques étudiants que j'ai eu un petit peu sous le coude dans les services, ont finalement fini gynécologue obstétricien. Donc ça, ça fait toujours plaisir parce qu'on a l'impression d'y être pour quelque chose, d'avoir réussi à transmettre. C'est agréable de transmettre. A la limite, quand je consulte toute seule et que je n'ai pas un étudiant près de moi, j'ai moins de partage. C'est quelque chose qui m'a toujours plu. Je pense que je m'ennuierais terriblement toute seule dans un cabinet à consulter en ville. 

Alors, vous le disiez tout à l'heure, vous partez au Vietnam dans un peu plus d'un mois, vous enseignez là-bas ? 

Oui, alors j'ai la chance d'enseigner au Vietnam dans le cadre de Campus France. Ce sont des missions en lien avec l'ambassade de France au Viêt Nam, au cours de laquelle on rencontre des gynécologues obstétriciens vietnamiens qui souhaitent se spécialiser en médecine de la reproduction. On fait donc des ateliers, des cours, beaucoup d'échanges. C'est extrêmement enrichissant, j'espère pour eux et pour moi beaucoup, parce que ça permet de regarder sa spécialité sous un autre angle. Ça rend humble parce qu'on n'est pas les seuls à bien travailler et on se rend compte que l'organisation pourrait prendre deux ou trois tips de l'organisation asiatique. C'est un pays formidable avec des gens formidables. C'est un pays que j'adore, et c'est vrai que j'adore aller y enseigner. On repart tous enrichis de ce type d'expérience. 

Alors pour finir, je vais dire un mot du Pass Santé Jeune entre 15 et 26 ans, qui leur permet d'accéder gratuitement à un ensemble de prestations chez les professionnels de santé et les psychologues libéraux. Donc c'est via douze e-coupons : consultations médicales, protection périodiques, contraception, suivi psychologique ou encore concernant la vaccination contre le papillomavirus. La demande de ce pass santé jeune se fait exclusivement sur le site maregionsud.fr. Vous souhaitez dire peut-être un mot de ce dispositif qui s'adresse aux plus jeunes ? 

C'est formidable, après est-ce qu'ils vont oser ? Il faut qu'ils osent demander parce que parfois on se rend compte que certaines personnes, et souvent celles qui en ont le plus besoin, ont des aides mais ne vont pas forcément oser les demander ou aller vers. Par exemple, la prise en charge des psychologues, c'est vraiment une opportunité extraordinaire. Mais comment faire pour que ces jeunes qui ont le plus besoin d'un psychologue osent demander. Là le rôle de la cellule de communication de la Région Sud est primordial. 

On en revient à l'information, c'est essentiel. Merci beaucoup, Blandine Courbières de m'avoir accordé un peu de temps dans votre folle journée. 

Saison 1

À la « question, aimez-vous le Sud ? », tous ont répondu avec un grand « oui » !

D’interview en interview, faites connaissance avec des personnalités incontournables du territoire. Ils y sont nés, y ont vécu ou y vivent encore et ont le sud au cœur. Leur histoire affective avec leur région est une source d’inspiration qu’ils partagent avec nous. Bonne écoute !